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dimanche 2 janvier 2011

Sur l'apprentissage

Introduction :
Dans le domaine de l’enseignement, la notion d’apprentissage est incontournable que ce soit à propos des élèves ou des enseignants eux-mêmes qui sont toujours en formation tout au long de leur carrière. C’est pourquoi, j’ai cru bon de rédiger ce petit texte afin de rappeler les grandes lignes de notre compréhension actuelle de ce processus éminemment complexe. Les éléments qui suivent peuvent s’appliquer tout autant en ce qui concerne l’apprentissage des élèves au primaire et au secondaire qu’en ce qui concerne l’apprentissage de professionnels en formation continue en début comme en cours de carrière.

L’apprentissage dans l’enseignement ou la formation classique :
La conception traditionnelle de l’enseignement ou de la formation professionnelle concevait essentiellement l’apprentissage dans les termes suivants : enseigner consistait avant tout à informer par le discours; les apprenants devaient avoir les connaissances préalables et le vocabulaire pour suivre l’exposé; chaque apprenant devait être en mesure d’organiser seul l’information afin de comprendre; dans ce modèle on ignorait ainsi les conceptions initiales des apprenants; on postulait qu’un discours bien organisé était en lui-même transparent pour tous; on postulait aussi que l’apprenant allait mémoriser chacune des informations reçues.
En somme, ce modèle d’enseignement ou de formation concevait l’apprentissage d’une manière qui apparaît aujourd’hui assez simpliste.

Que savons-nous de l’apprentissage ?
De nos jours, chacun sait que l’apprentissage est un processus multiforme et complexe (Tardif, 1992). Cependant, même si nous en savons plus qu’avant, nous ne comprenons pas encore tous les rouages de ce processus. Ainsi, ce que nous entendons comme apprentissage prend souvent diverses formes. Par exemple, on assimile l’apprentissage à plusieurs autres notions : comprendre; connaître; mémoriser; découvrir; acquérir de l’expérience; mobiliser un savoir ou une compétence. Toutefois, deux processus essentiels semblent présents et incontournables dans l’apprentissage : l’élaboration d’un savoir; sa mobilisation. En fait, on peut dire qu’apprendre c’est en quelque sorte agir, faire, questionner, se confronter (à la réalité et à autrui), s’exprimer, argumenter, mettre en relation. Apprendre c’est tout cela à la fois et plus encore. Apprendre est donc un acte – un processus – plutôt complexe et multiforme.

Une vision de l’apprentissage :
Les recherches des dernières années (Giordan, 1998) nous apprennent que l’apprentissage est un processus actif et constructif où les connaissances antérieures jouent un rôle important. C’est aussi un processus où le sujet organise ces connaissances. En ce sens, apprendre nécessite la mobilisation de stratégies. Ces stratégies sont parfois efficaces, parfois non. Il faut donc y réfléchir si on veut améliorer sa façon d’apprendre. Cette amélioration passe notamment par ce qu’on appelle aujourd’hui la métacognition. Enfin, dans l’apprentissage, l’environnement social et physique ainsi que la motivation de l’apprenant jouent un grand rôle.

Quelques conditions pour favoriser l’apprentissage :
Les recherches en psychologie, en pédagogie et en didactique nous apprennent qu’apprendre se fait mieux si le processus est : fondé sur la participation des apprenants; s’il est vraiment un processus où les apprenants sont actifs; s’il est réalisé à l’intérieur d’un travail en commun qui implique tous les apprenants; s’il donne la préférence à la co-construction des significations plutôt qu’à leur simple réception. Ainsi, comme nous le rappelle Jerome Bruner (1996), les quatre maîtres mots en apprentissage pourraient bien être : agir; réfléchir; collaborer; se cultiver (agir en tenant compte de la culture où prend forme l’action).

Conclusion :
En somme, notre conception de l’apprentissage ne saurait être sans incidence sur les dispositifs de formation et d’accompagnement du personnel enseignant mis en place dans nos Commissions Scolaires. Dans le cas des enseignants en insertion professionnelle, il apparaît urgent que le milieu se dote de programmes d’insertion en harmonie avec les conceptions actuelles de l’apprentissage.

Références :
Bruner, J. (1996). L’éducation, entrée dans la culture. Paris : RETZ.
Giordan, A. (1998). Apprendre ! Paris : Belin.
Tardif, J. (1992). Pour un enseignement stratégique. L’apport de la psychologie cognitive. Montréal : Logiques.

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