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dimanche 27 février 2011

État providence

Durant les «trente glorieuses», années qui ont suivi la Seconde Guerre Mondiale, on a vu se mettre en place l'État providence c'est - à - dire un État interventionniste qui crée, par toutes sortes de mesures, un filet de sécurité sociale pour les citoyens. Depuis les années 1980, cet État providence est critiqué par la droite et même, parfois, par la gauche. Or, certains vont jusqu'à dire qu'il a en bonne partie disparu. En fait, il a moins disparu qu'il a changé de vocation. D'un État providence qui assurait un soutien aux individus, nous sommes peu à peu passés à un État providence qui assure un soutien aux entreprises privées. Les entreprises privées sont devenues des assistés sociaux qui bénéficient des largesses de l'État pendant que ce dernier se montre de moins en moins généreux envers les simples citoyens.

jeudi 24 février 2011

De quoi les puissants ont-ils le plus peur ?

Ce qui fait le plus peur aux puissants c'est la liberté des peuples, c'est pourquoi ils travaillent très fort à la détruire soit par la dictature (qui, en la matière, finit toujours par se révéler inefficace), soit par la pseudo-démocratie (qui, quant à elle, se révèle très efficace car elle laisse assez de liberté aux gens pour qu'ils se croient en démocratie).

Pourrons-nous refonder ce monde sur d'autres bases ?

Depuis plus de trois décennies, on nous répète que l'État manque d'argent, qu'il faut couper dans les dépenses publiques, qu'il faut se serrer la ceinture. Cette litanie n'en finit plus. Or, nos dirigeants subventionnent de toutes sortes de façons les grandes entreprises et acceptent les paradis fiscaux, faisant perdre à l'État des centaines de millions de dollars voire des milliards. Et, quand le privé est en danger il est secouru rapidement à même l'argent public. Depuis les années 1980 nous voyons les inégalités sociales s'accroître, la classe ouvrière et la classe moyenne s'appauvrir et de plus en plus de gens tomber dans l'exclusion sociale. Tout cela est la rançon de la droite, du néolibéralisme, du capitalisme financier. Il s'agit de l'agenda politique et économique de l'oligarchie qui, lentement, assèche les finances de l'État ce qui justifie la privatisation des richesses nationales. L'État, à la solde de cette oligarchie, s'acquitte bien de son mandat : démanteler le secteur public. De leur côté, les médias martèlent jours et nuits le discours idéologique justifiant l'agenda de l'oligarchie. Bien entendu, des voix s'élèvent pour dénoncer tout cela mais elles pèsent bien peu face à l'immense puissance de l'argent. Partout en Occident on prépare les nations à accepter les solutions proposées par les puissances de l'argent, des solutions qui ne sont qu'à leur seul profit. Partout en Occident des élus travaillent fort à faire accepter par leurs électeurs l'idéologie du «tout privé, tout marché». Nos démocraties se meurent et l'homme tend à être réduit à un consommateur. L'issue n'est pas encore scellée mais la lutte est inégale. Pourrons-nous refonder ce monde sur d'autres bases ?

mercredi 23 février 2011

Démocratie ou oligarchie ?

À ceux qui croient que nous sommes toujours, en Occident, dans de réelles démocraties, je recommande la lecture du petit ouvrage d'Hervé Kempf, un livre à la fois accessible et intéressant: L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie (2011, Paris, Seuil, collection l'Histoire immédiate).

vendredi 18 février 2011

L'agonie du politique ?

Nos démocraties sont gangrènées par une sorte de «refatalisation du monde». Cela se traduit par : l'acceptation des injustices, le refus de changer le monde, le consentement à ce que ce monde se réduise à un marché économique, la réduction des projets sociaux au simple maintien d'un ordre légal permettant le marché, etc. Le citoyen est ainsi invité à n'être qu'un consommateur. Celui-ci est un spectateur du monde, non plus un acteur. De la démocratie nous passons donc à une sorte d'oligarchie où la destinée de la société est laissée entre les mains d'un petit nombre. On peut dire qu'ainsi c'est le politique qui se meurt. Certes, ce scénario n'est pas achevé et il peut encore être renversé; mais le temps presse.

Références :

Freitag, M. (2008). L'impasse de la globalisation. Une histoire sociologique et philosophique du capitalisme. Propos recueillis par Patrick Ernst. Montréal : Écosociété.

Guillebaud, J.-C. (2003). Le goût de l'avenir. Paris : Seuil.

mercredi 16 février 2011

Le sens d'une oeuvre d'art

Même si le sens d'une oeuvre d'art n'est jamais fixé une fois pour tout, même s'il est sans fond, il n'est toutefois pas relatif. Le sens d'une oeuvre d'art ne relève pas de la simple subjectivité mais aussi de la tradition interprétative dans laquelle elle s'inscrit (même si cette inscription est de la subversion).

Se tromper

Il faut toujours se souvenir qu'un collectif ne se trompe pas moins qu'un individu. Si ce principe ne doit pas être utilisé pour justifier un refus de la démocratie, il doit tout même nous mettre en garde contre la tyrannie du nombre.

mardi 15 février 2011

Asservissement

En ces temps où on essaie sans relâche de nous faire croire que «les choses sont comme elles sont», «qu'on ne peut rien y faire», que «c'est comme ça», que «plus ça change plus c'est pareil», «qu'on arrête pas le progrès», «qu'il faut s'adapter», bref, qu'on nous enjoint d'accepter notre condition, il est bon de se souvenir que «l'homme seul peut asservir l'homme» (Simone Weil, 1955). Ainsi, on comprend que les inégalités, les injustices, les iniquités sont le produit de l'action de l'homme sur lui-même et que, par conséquent, ces maux ne sont pas des fatalités mais les conséquences des choix faits par certains pour leur plus grand profit au dépend des autres pour leur plus grand malheur.

Référence :

Weil, S. (1955). Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. Paris : Gallimard. Texte rédigé en 1934.

Un mensonge du néolibéralisme

Selon le néolibéralisme, l'entreprise privée est toujours plus performante que l'État et, contrairement à ce dernier, elle ne comporte pas de bureaucratie. Il s'agit d'un autre mensonge qu'on nous fait gober à tous les jours. Les crises économiques sont toujours générées par les entreprises privées et les plus grands scandales (faillites, fraudes, etc.) nous viennent aussi du privé. En outre, les grandes entreprises tentaculaires du capitalisme actuel sont d'immenses organisations bureaucratiques qui, comme toute structure bureaucratique, tendent à l'auto-expansion.

Référence :
Galbraith, J.K. (2004). Les mensonges de l'économie. Paris : Grasset.

Progrès social

Quand arrêterons-nous de mesurer le progrès social sur la seule base du PIB ?

Un mensonge moderne

Aujourd'hui il est devenu difficile de parler de capitalisme. Il faut dire «économie de marché». Cette expression n'est pas innocente. Elle met de l'avant d'idée que c'est le pouvoir du consommateur qui orienterait la production selon ses préférences. Rien de plus faux ! Il y a longtemps que le capitalisme a dépassé ce stade de développement et que les producteurs influencent et dirigent la demande des consommateurs. Mais, ce mensonge - le client est roi - a la vie dure et les médias continuent servilement de nous le présenter au plus grand profit du système lui-même. Nous ne vivons pas dans une démocratie des consommateurs mais dans une dictature des puissances de l'argent. Bien entendu, le pouvoir de cette dictature n'est pas absolu et, ça et là, les individus réussissent à se ménager des espaces de liberté. N'empêche, c'est un mensonge de nous faire croire qu'en tant que consommateurs, nous exerçons un réel pouvoir sur le système.

Notre identité et le monde

La construction de notre identité personnelle passe par l'apprentissage de la résistance du monde face à notre volonté.

Les sciences humaines et sociales

Les sciences humaines et sociales ont abandonné le projet normatif qui était le leur à l'origine au profit d'une approche descriptive, fonctionnelle voire technocratique du social. Ce virage leur a permis certes d'acquérir une reconnaissance plus grande au sein de la société mais, en quelque sorte, leur a fait perdre «leur âme». Laissant aux philosophes et aux essayistes le terrain du normatif, les sciences humaines et sociales se sont réduites graduellement à de simples techniques de gestion sociale des humains; techniques incapables de penser la société dans laquelle elles interviennent. Les sciences humaines et sociales sont donc devenues un rouage du système de production et de contrôle du social.

Pour en savoir davantage ....

Freitag, M. (1995). Le naufrage de l'université. Et autres essais d'épistémologie politique. Québec : Nuit blanche.

lundi 14 février 2011

Inégalités

Nos sociétés modernes se caractérisent par un grand nombre d'inégalités. Celles-ci, toutefois, sont moins vécues par les individus comme des effets de structures et de systèmes que comme des conséquences des choix qu'ils ont fait.

dimanche 13 février 2011

L'oubli de la société

Dans notre monde postmoderne, la société a cessé d'être une référence instituante. En fait, la société se réduit aujourd'hui à n'être plus qu'un processus d'autoproduction. Et, ce processus ne renvoie plus à une logique réflexive où la société se pense elle-même mais plutôt à une logique réactive où elle ne fait que s'adapter aux évènements et aux transformations. La société est ainsi réduite à une constellation d'organisations parcellaires et atomisées.

Référence:

Freitag, M. (2002). L’oubli de la société. Pour une théorie critique de la postmodernité. Québec : Les Presses de l’Université Laval.

samedi 12 février 2011

Tribalisme et individualisme

Entre le retour des tribus et, à l'opposé, l'individualisme exacerbé, nous devons trouver une voie. Cette voie ne saurait être celle du juste milieu, position introuvable ou, à tout le moins, impossible à conserver. Cette voie ne peut être que celle d'une dialectique bien assumée de notre double nature d'êtres grégaires et d'êtres cherchant à se différencier.

Limite et transgression

Dans notre monde déboussolé, nous semblons avoir perdu l'art de naviguer adéquatement entre l'imposition de limites (ce qui fait de nous des êtres humains) et la promotion de la transgression (ce qui fait de nous des individus). En effet, nous semblons plutôt empêtrés dans le ballottement entre les extrêmes d'une crispation sur le retour de limites strictes (la droite morale par exemple) et d'un relativisme mou qui accepte tout et ne se permet plus de juger de rien (une certaine gauche multiculturelle). Or, ces deux positions extrêmes ne peuvent que conduire à plus d'extrêmes. La question est donc de savoir comment assumer notre nature ambiguë qui fait de nous des êtres de limites et mais aussi de transgressions.

vendredi 11 février 2011

Un peu d'espoir

En ce début d'année 2011, la Tunisie et l'Égypte nous ont donné une raison d'espérer encore dans la capacité des peuples à changer les choses.

jeudi 10 février 2011

Le grand crime du néolibéralisme

Le néolibéralisme, système idéologique du capitalisme financier, a non seulement le tort de justifier l'accroissement des inégalités sociales mais aussi, et peut-être surtout, celui de banaliser les injustices sociales. On peut voir dans ce discours un abandon pur et simple de certains des plus grands idéaux de la modernité et une acceptation de la barbarie au sein même des sociétés les plus riches.

Le raisonnement pratique

On peut distinguer schématiquement deux grands types de raisonnement : le raisonnement théorique et le raisonnement pratique. Bien que cette distinction soit - comme toute distinction - d'une certaine manière réductrice, elle a le mérite, je pense, de nous permettre de mieux comprendre en quoi le phénomène du raisonnement est lié à l'action humaine, notamment dans le cas où cette action, bien que pouvant reposer sur des bases rationnelles, ne relève pas de l'activité dite scientifique. Dans ce qui suit, je présente cette distinction à partir de la pensée du philosophe belge - et père de la nouvelle rhétorique - Chaïm Perelman (1949, 1952, 1968, 1970a, 1970b, 1977).

Donc il y aurait deux grandes catégories de raisonnement : 1) le raisonnement théorique et 2) le raisonnement pratique. Les deux sont de nature différente. Le premier se présente comme une inférence qui aboutit à une conclusion à partir d'une ou de plusieurs prémisses. Le second peut se définir succinctement comme le raisonnement qui justifie une décision. «Nous parlerons de raisonnement pratique chaque fois qu'une décision dépend de celui qui la prend, sans qu'elle découle de prémisses en fonction de règles d'inférence incontestées, indépendamment de l'intervention de toute volonté humaine» (Perelman, 1970b, p. 183).

Ainsi, le raisonnement pratique ne possède pas la même structure que le raisonnement théorique. «Le fait que la conclusion découle des prémisses, d'une façon pour ainsi dire impersonnelle, permet d'élaborer, dans le domaine du raisonnement théorique, une logique de la démonstration purement formelle, et même d'utiliser en cette matière des machines à calculer» (Perelman, 1970b, p. 185). Pour sa part, le raisonnement pratique a plutôt recours aux diverses techniques de l'argumentation. Il implique également un pouvoir de décision et une certaine liberté de la part de celui qui juge. En somme, le but poursuivi ici «est de montrer, selon les cas, que la décision n'est pas arbitraire, illégale, immorale ou inopportune, qu'elle est motivée par les raisons indiquées» (Perelman, 1970b, p. 185). De plus, il s'avère que le raisonnement pratique peut porter sur les finalités et les règles de l'action. Cela est possible dans la mesure où le sujet est qualifié pour cette mise en question (en ce qui concerne l'activité en classe c'est évidemment le cas pour l'enseignant) et qu'on possède les critères (normes et valeurs) par rapport auxquels les finalités et les règles peuvent être appréciées ou réinterprétées. «La nature même du raisonnement pratique nécessite en effet l'encadrement de la décision dans un contexte (...) de valeurs et de normes par rapport auxquelles une décision pourrait être critiquée et justifiée, blâmée ou approuvée» (Perelman, 1970b, p. 186). En outre, il est évident que l'intérêt d'une décision est directement lié à l'action à entreprendre. Or, comme chacun le sait, le temps imparti pour décider est toujours limité. Le raisonnement pratique doit donc conduire à une prise de décision en une période de temps déterminée (en classe ce temps peut être extrêmement court). «Il faut que, dans une situation donnée, une décision prise ne puisse plus être remise en question : l'urgence de l'action impose la technique de la dernière instance, l'autorité de la chose jugée. Mais ceci ne signifie pas que le débat restera clos quand il s'agira de débattre des questions analogues à celles qui ont été jugées, quoique l'importance du précédent ne doive pas être sous-estimé» (Perelman, 1970b, p. 188).

Ce qui précède fait ressortir à quel point le raisonnement pratique présuppose la possibilité d'un choix, la prise de décision en situation d'urgence (ce qui est justement le cas de l'enseignant). Il présuppose aussi que les choix et les décisions ne sont pas totalement arbitraires ni totalement contrôlés et, de plus, qu'ils n'ont pas tous la même valeur. Le raisonnement pratique «renvoie à une dialectique de l'ordre et de la liberté, la décision libre devant également se présenter comme conforme à un ordre ou à des valeurs qui permettent de la considérer comme opportune, légale, raisonnable» (Perelman, 1970b, p. 186). Il faut dire aussi que si le raisonnement pratique se situe en dehors des catégories de la pure évidence et de la nécessité logique, il donne droit, par conséquent, à la fois à la critique et à la justification à partir de valeurs et de normes. Écoutons encore Perelman :

«Le raisonnement pratique acquiert toute son importance philosophique en l'absence d'une vérité ou d'une autorité parfaite fournissant le critère indiscutable de la valeur de nos décisions. C'est en face de valeurs et de normes multiples, d'autorités imparfaites, que se manifeste l'intérêt du raisonnement pratique. C'est alors, dans un pluralisme des valeurs, que prend toute son importance la dialectique, entendue dans son sens aristotélicien, comme technique de la discussion, comme capacité d'objecter et de critiquer, de réfuter et de justifier, à l'intérieur d'un système ouvert, inachevé, susceptible de se préciser et de se compléter au cours même de la discussion» (Perelman, 1970b, p. 188).

Références :

Perelman, C. (1977). L'Empire rhétorique : rhétorique et argumentation. Paris. Vrin.

Perelman, C. (1970a). Le Traité de l'argumentation. Bruxelles. Institut de sociologie. Université de Bruxelles.

Perelman, C. (1970b). Le champ de l'argumentation. Bruxelles. Presses Universitaires de Bruxelles.

Perelman, C. (1968). Éléments d'une théorie de l'argumentation. Bruxelles. Presses Universitaires de Bruxelles.

Perelman, C. (1952). Éducation et rhétorique. Revue belge de psychologie et de pédagogie. tome XIV, no. 60, décembre, p. 129-138.

Perelman, C., Olbrechst-Tyteca, M. (1949). Logique et rhétorique. Revue philosophique de la France et de l'étranger. no. 1. p. 1-35.

mercredi 9 février 2011

DISTINCTION ENTRE MENTORAT, TUTORAT, COACHING

G. Shea(2004) apporte une distinction intéressante entre le mentorat, le tutorat et le coaching; termes souvent confondus. En effet, plusieurs auteurs utilisent les mots tutorat, coaching et accompagnement en les confondant à tort avec le terme mentorat. Shea précise chacune de ces notions en affirmant que le coaching est une composante de la relation mentorale à caractère plus technique. Le coaching constitue une relation basée principalement sur l’acquisition de connaissances techniques, mettant l’accent sur le savoir-faire et permettant de procéder à une évaluation. Le tutorat, tout comme le coaching, est une réalité inscrite à l’intérieur du concept de mentorat. Il met l’accent sur le savoir et le savoir-faire, également en vue d’une évaluation. Le tutorat et le coaching sont donc des dimensions du mentorat au même titre que l’enseignement et le counseling. Shea hiérarchise les différents concepts en affirmant que plus on se rapproche d’une relation mentorale, plus la relation devient émotive entre les deux personnes. (Shea, 2004). Le mentorat, quant à lui, vise tant le savoir-faire que le savoir-être et le savoir-devenir. Il a surtout pour objectif le développement du plein potentiel des travailleurs. Dans la relation mentorale, l’individu mentoré procède plutôt à une réflexion sur sa pratique qu’à une évaluation. Il n’est pas supposé exister de rapport hiérarchique dans une relation de mentorat.

Référence :

Shea, G. (2004) Making the Most of Being Mentored: How to growth from a mentoring partnership. CrispLearning Publication : USA.

mardi 8 février 2011

L'éternel retour de la cupidité

La crise économique provoquée par l'éclatement de la bulle financière aux USA en 2008 aurait dû provoquer une remise en question profonde du fonctionnement du capitalisme afin de remédier aux dérives spéculatives et aux abuts de la dérèglementation tout azimut. Au lieu de cela, les dirigeants des pays les plus influants sur le plan économique ne se sont contentés que de vains discours et de vagues promesses qui sont d'ailleurs restées lettre morte. Et nous voilà repartis pour refaire les mêmes erreurs une fois de plus. Triomphe de la cupidité dit le grand économiste et Prix Nobel (2001) Joseph E. Stiglitz.

samedi 5 février 2011

Un futur qui nous échappe ?

Des générations ont travaillé très fort au fil des deux ou trois derniers siècles pour que les êtres humains soient libres et égaux et aient leur avenir en mains. Paradoxalement, nous nous retrouvons dans un monde où nous avons de plus en plus le sentiment que le futur nous échappe car il est à la mercie de deux forces que nous ne semblons plus contrôler : la mondialisation économique dominée par l'idéologie du néolibéralisme et la technoscience soumise aussi au néolibéralisme. Si l'histoire s'accélère comme certains le disent, force est de constater toutefois qu'il ait de plus en plus difficile de dire où cette histoire nous mène.

mercredi 2 février 2011

Une spécificité de notre civilisation

Notre civilisation qui se réclame du capitalisme, qui a donné toute la place à l'économie de marché et qui l'a laissé devenir un prédateur asocial, est peut-être la première civilisation de l'histoire humaine dont le fondement repose sur un vice : la cupidité, l'apat du gain, le désir égoïste de l'enrichissement.

Remettre l'économie à sa place

Notre monde a graduellement dérivé vers un envahissement de toutes les sphères de la vie sociale par les impératifs économiques et la logique de marché. Allons-nous réagir ? Saurons-nous remettre l'économie à sa place et en faire une sphère d'activité humaine et une logique d'action et non pas LA sphère et LA logique ? L'enjeu est capital car le monde que nous construit le capitalisme financier est un monde inhumain.

mardi 1 février 2011

Multiculturalisme

Si le multiculturalisme n'est pas sans vertu, il a souvent tendance à confondre la tolérance avec l'indifférence, l'acceptation de l'autre avec le renoncement à soi-même, la valorisation de la différence avec la quête du semblable. Surtout, il n'est praticable que dans des nations dont la culture n'est pas menacée. Pour une nation minoritaire à l'intérieur d'un plus grand ensemble, il équivaut à un suicide culturel.