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mardi 31 janvier 2012

S'aider de la tradition

Dans notre monde ivre de nouveautés, la tradition est souvent perçue négativement. Pourtant, bien comprise, conçue non pas comme une prison mais comme une assise, la tradition est moins enfermement dans un passé révolu que tremplin pour aller plus loin, pour progresser, pour dépasser les blocages présents.

dimanche 29 janvier 2012

Trois lectures recommandées

Trois courts ouvrages pour aider à penser en dehors des idées reçues :

David, F. (2011). De colère et d’espoir. Carnets. Montréal : Écosociété.

Hausmann, R. (2004). Hourra ! Hourra ! Hourra ! 12 satires politiques. Publié pour la 1ère fois en 1921. Paris : Allia.

Malatesta, E. (2004). L’anarchie. Montréal : Lux. Publié originellement à la fin du 19e siècle.

Mauvais esprit

Les lucides, les réalistes, les pragmatiques, les responsables (autant de noms qu'ils se donnent) nous enjoignent de nous adapter et de suivre le mouvement. Ils nous demandent d'adhérer aux idées dominantes (celles du néolibéralisme). Ils nous veulent dociles. Ce type de personnes a toujours existé. Dans l'Allemagne nazie, ils avaient leur carte du parti. Dans la France vaincue et occupée, ils étaient des collabos. Ils étaient colonisateurs en Afrique, esclavagistes aux États-Unis, appuyaient la dictature au Chili. À travers l'histoire, ils ont toujours pris soin de se tenir du côté du puissant du moment, ils ont toujours pensé à leurs intérêts en premier. La justice, la solidarité, l'équité, la liberté d'expression et d'association ne leur doivent rien.

Garder espoir

Garder espoir est l'une des choses les plus difficiles en ce bas monde; tant d'horreurs, depuis si longtemps, nous font désespérer de l'espèce humaine.

jeudi 26 janvier 2012

L'état de nos universités

À ceux qui s'inquiètent de l'état de nos universités (baisse du niveau des cours, gestion néolibérale de l'institution, recherche financée soumise au diktat des bailleurs de fonds, etc.), je suggère la lecture de quatre ouvrages aux propos et aux tons forts différents mais qui se rejoignent dans un diagnostic sombre, affligeant; mais qui devrait moins nous décourager que nous inciter à agir.

Baillargeon, N. (2011). Je ne suis pas une PME. Plaidoyer pour une université publique. Montréal:Les éditions Poètes de brousse.

Côté, J.E., Allahar, A. L. (2010). La tour de papier. L’université, mais à quel prix ? Montréal : Logiques. Paru originellement en anglais en 2007.

Freitag, M. (1995). Le naufrage de l'Université. Et autres essais d'épistémologie politique. Québec/Paris : Nuit Blanche/La Découverte.

Lajoie, A. (2009). Vivre la recherche libre ! Les subventions publiques à la recherche en sciences humaines et sociales au Québec. Montréal : Liber.

Une dérive toujours possible

Quand ils se sentent menacés, les dirigeants des démocraties ne se comportent pas différemment des dictateurs et des tyrans. Aidés de l'armée et de la police, ils se livrent à la répression et violent les droits et les libertés des citoyens.

Justice et égalité

Pour le gouvernement actuel du Québec les mots justice et égalité n'ont visiblement pas de sens. Pour lui, la société doit être gérée comme une entreprise privée ... au profit des grandes entreprises privées.

mercredi 25 janvier 2012

Confusion

Nous confondons souvent prudence et lâcheté, courage et témérité, sagesse et rhétorique. Nous succombons régulièrement à ce que les Grecs anciens nommaient l'ubris, la démesure, perdant ainsi de vue le juste milieu.

dimanche 22 janvier 2012

Un plaisir qu'il faut refuser

Il n'y a rien que l'oligarchie économique aime plus qu'une population fataliste, amorphe, résignée, désengagée. Ne lui donnons pas ce plaisir.

samedi 21 janvier 2012

Lectures recommandées

Je suis un lecteur boulimique. Je ne peux concevoir ma vie sans lectures. J'ai toujours deux ou trois livres «en marche». Je recommande ici quelques ouvrages que j'ai particulièrement aimés (tous genres confondus).

Agamben, G. (2007). L’amitié. Paris : Rivages poche. Collection Petite bibliothèque.
Anders, G. (2010). Et si je suis désespéré, que voulez-vous que j’y fasse ? Entretien réalisé en 1977 avec Mathias Greffrath. Paris : Éditions Allia.
Anders, G. (2009). La Haine. Rédigé en 1985. Traduit de l’allemand et préfacé par Philippe Ivernel. Paris : Rivages poche / Petite bibliothèque.
Archambault, G. (2011). Qui de nous deux ? Récit. Montréal : Boréal.
Archambault, G. (2011). Un promeneur en novembre. Nouvelles. Montréal : Boréal.
Baricco, A. (2002). Constellations. Mozart, Rossini, Benjamin, Adorno. Paris : Gallimard. Première édition en 1999 en italien.
Baricco, A. (2000). Océan mer. Paris : Albin Michel. Version originale en italien parue en 1993.
Baricco, A. (1998). L’âme de Hegel et les vaches du Wisconsin. Paris : Albin Michel. Paru originellement en italien en 1992.
Baricco, A. (1997). Soie. Paris : Gallimard. Première parution en 1996 en italien.
Baricco, A. (1997). Novecento: pianiste. Paris: Gallimard. Paru originellement en italien en 1994.
Bazzana, K. (2004). Glenn Gould. Une vie. Montréal : Boréal.
Ben Jalloun, T. (2011). L’étincelle. Révoltes dans les pays arabes. Paris : Gallimard.
Ben Jalloun, T. (2011). Par le feu. Paris : Gallimard.
Bourdieu, P. (2004). Esquisse pour une auto-analyse. Paris : Raisons d’agir.
Bourdieu, P. (1984). Questions de sociologie. Paris : Minuit.
Bourdieu, P. (1982). Leçon sur la leçon. Paris : Minuit.
Bourdieu, P. (1980). Le sens pratique. Paris : Minuit.
Bruner, J. (2005). Pourquoi nous racontons-nous des histoires ? Le récit au fondement de la culture et de l’identité individuelle. Paris : Pocket. Collection Agora.
Bruner, J. (1996). L'éducation, entrée dans la culture. Les problèmes de l'école à la lumière de la psychologie culturelle. Paris : Retz.
Calvino, I. (2001). Le chevalier inexistant. Paris : Seuil. Paru en italien en 1959.
Canetti, E. (2007). Les voix de Marrakech. Journal d’un voyage. Paris : Le livre de poche. Texte rédigé en 1953.
Cantin, S. (2003). Nous voilà rendus au sol. Essais sur le désenchantement du monde. Québec : Bellarmin.
Carrière, J.-C., Eco, U. (2009). N’espérez pas vous débarrasser des livres. Entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac. Paris : Grasset.
Cicéron (2001). Lélius ou l’Amitié. Traduction du latin, notes et postface par Xavier Bordes. Paris : Mille et une nuits.
Claudel, P. (2007). Le rapport de Brodeck. Paris : Éditions Stock.
Comte-Sponville, A. (2008). Le miel et l’Absinthe. Poésie et philosophie chez Lucrèce. Paris : Hermann éditeurs.
Comte-Sponville, A. (2000). Le bonheur, désespérément. Paris : Éditions Pleins Feux / Librio.
Comte-Sponville, A. (2000). Présentations de la philosophie. Paris : Le Livre de Poche.
Comte-Sponville, A. (2000). L’amour la solitude. Entretiens. Paris : Albin Michel.
Cornellier, L. (2011). À plus forte raison. Chroniques de L’Action. Québec : PUL.
Cornellier, L. (2009). L’art de défendre ses opinions expliqué à tout le monde. Montréal : VLB.
Cornellier, L. (2008). Lire le Québec au quotidien. Montréal : Typo.
Cornellier, L. (2003). À brûle-pourpoint. Interventions critiques. Québec : Septentrion.
Cornellier, L. (2002). Devoirs d’histoire. Des historiens québécois sur la place publique. Québec : Septentrion.
Courtemanche, G. (2011). Le camp des justes. Chroniques. Montréal : Boréal.
Courtemanche, G. (2010). Je ne veux pas mourir seul. Montréal : Boréal.
Courtemanche, G. (2002). Un dimanche à la piscine à Kigali. Montréal : Boréal. Première édition en 2000.
Dantzig, C. (2010). Pourquoi lire ? Paris : Grasset.
De Romilly, J. (2010). La grandeur de l’Homme au siècle de Périclès. Paris : de Fallois.
De Romilly, J. (2005). L’élan démocratique dans l’Athènes ancienne. Paris : de Fallois.
Dubar, C. (1996). La socialisation. Construction des identités sociales et professionnelles. Paris : Armand Colin. 2e édition.
Dubet, F. (1994). Sociologie de l'expérience. Paris : Seuil.
Dumont, F. (2005). Le lieu de l’homme. La culture comme distance et mémoire. Montréal : BQ. Paru pour la première fois en 1968.
Dumont, F. (2000). Un témoin de l’homme. Entretiens colligés et présentés par Serge Cantin. Montréal : L’Hexagone.
Dumont, F. (1997). Récit d'une émigration. Mémoires. Montréal : Boréal.
Dumont, F. (1995). L'avenir de la mémoire. Montréal : Nuit Blanche.
Dumont, F. (1993). Genèse de la société québécoise. Montréal : Boréal.
Dumont, F. (1987). Le sort de la culture. Montréal : L'Hexagone.
Dumont, F. (dir.) (1986). Une société des jeunes. Québec : IQRC.
Énard, M. (2010). Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants. Paris / Montréal : Actes Sud / Leméac.
Épictète (2010). Manuel suivi des Entretiens. Présentation et choix de Danielle Moyse. Traduction d’André Dacier. Paris : Pocket.
Fleury, C. (2010). La fin du courage. Paris : Fayard.
Fleury, C. (2005). Les pathologies de la démocratie. Paris : Fayard.
Freitag, M. (2008). L’impasse de la globalisation. Une histoire sociologique et philosophique du capitalisme. Propos recueillis par Patrick Ernst. Montréal : Écosociété.
Freitag, M. (2002). L’oubli de la société. Pour une théorie critique de la postmodernité. Québec : Les Presses de l’Université Laval.
Freitag, M. (1995). Le naufrage de l'Université. Et autres essais d'épistémologie politique. Québec/Paris : Nuit Blanche/La Découverte.
Goblot, E. (1967). La barrière et le niveau. Paris : PUF. 1ère édition parue en 1925.
Goody, J. (1996). L'Homme, l'écriture et la mort. Entretiens avec Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris : Les Belles Lettres.
Gualde, N. (2007). Hitler et Wittgenstein. Région Aquitaine : L’esprit du temps.
Guillebaud, J.-C. (2008). Le commencement d’un monde. Paris : Seuil.
Guillebaud, J.-C. (2007). Comment je suis redevenu chrétien. Paris : Albin Michel.
Guillebaud, J.-C. (2005). La force de conviction. Paris : Seuil.
Guillebaud, J.-C. (2004). L’homme est-il en voie de disparition ? Montréal : Fides.
Guillebaud, J.-C. (2003). Le goût de l’avenir. Paris : Seuil.
Guillebaud, J.-C. (2001). Le principe d'humanité. Paris : Seuil.
Guillebaud, J.-C. (1999). La refondation du monde. Paris : Seuil.
Guillebaud, J.-C. (1998). La tyrannie du plaisir. Paris : Seuil.
Hadot, P. (2004). Éloge de Socrate. Paris : Éditions Allia.
Hadot, P. (2001). La philosophie comme manière de vivre. Entretiens avec Jeannie Carlier et Arnold J. Davidson. Paris : Albin Michel.
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Steiner, G. (2008). Les livres que je n’ai pas écrits. Paris : Gallimard.
Steiner, G. (2003). Maîtres et disciples. Paris : Gallimard.
Steiner, G. (2003). Nostalgie de l’absolu. Paris : 10/18. Version originale en anglais éditée en 1974.
Steiner, G. (2000). Dans le château de Barbe-Bleue. Notes pour une redéfinition de la culture. Paris : Gallimard. Première édition en anglais parue en 1971.
Steiner, G. (2000). Entretiens de Georges Steiner et Ramin Jahanbegloo. Paris : Éditions du Félin.
Steiner, G., Spire, A. (2000). Barbarie de l’ignorance. Paris : Éditions de l’Aube.
Steiner, G. (1991). Réelles présences. Les arts du sens. Paris : Gallimard.
Süskind, P. (2006). Sur l’amour et la mort. Paris : Fayard.
Süskind, P. (1996). Un combat et autres récits. Paris : Fayard.
Süskind, P. (1989). La contrebasse. Paris : Fayard.
Süskind, P. (1987). Le pigeon. Paris : Fayard.
Süskind, P. (1986). Le parfum. Histoire d’un meurtrier. Paris : Fayard.
Taylor, C. (2003). La diversité de l’expérience religieuse aujourd’hui – William James revisité. Montréal : Bellarmin.
Taylor, C. (1999). Les Sources du moi. La formation de l’identité moderne. Montréal : Les Éditions du Boréal.
Taylor, C. (1994). Multiculturalisme. Différence et démocratie. Paris : Flammarion.
Taylor, C. (1992), Grandeur et misère de la modernité. Montréal : Bellarmin.

vendredi 20 janvier 2012

Dialogue

Le dialogue repose sur deux interdits fondamentaux :
1- le meurtre;
2- le mensonge.
Force est de constater alors que très peu d'États pratiquent le dialogue avec leur population.

jeudi 19 janvier 2012

Notre modernité

Ce que nous appelons notre modernité tend à détruire le politique en l'écrasant sous le gestionnaire. Cette modernité se conjugue avec les mots planification et régulation. Elle tend aussi à naturaliser les processus socio-économiques : par exemple, l'économie de marché - en fait, sa dérive néolibérale - y est présentée comme un système indépassable, un mode «naturel» d'organisation de l'économie. Peut-on alors comprendre certains mouvements sociaux - qu'ils soient progressifs ou réactionnaires - comme des tentatives de ranimer le politique (quel qu'il soit) ?

Vivre pour le futur

Nos sociétés semblent vivre constamment pour le futur. Il faut prévoir les besoins de main-d'oeuvre pour le futur, adapter les formations pour les emplois futurs, gérer les finances publiques en fonction des capacités de paiement futur, etc. Bref, nous semblons obnubilés par le futur. Mais, peut-être cela n'est-il qu'un leurre ? Peut-être cette apparente préoccupation pour le futur cache-t-elle la simple justification du présent ? Plus précisément, le discours sur le futur servirait alors à façonner le présent en fonction de certaines idéologies, de certains intérêts. «Il faut s'adapter dès maintenant pour faire face aux défis futurs». Voilà ce qu'on nous répète sans relâche. Ceux qui le disent - sont-ils devins ? - semblent très bien connaître le contenu de ce futur. Ils nous somment de nous adapter, de nous conformer, d'obéir aux diktats. Ainsi, peut-être que le futur «a le dos large», peut-être sert-il à nous imposer un présent.

mercredi 18 janvier 2012

Un bijou fragile sur lequel il faut veiller

La démocratie est un bijou fragile qui peut se briser ou disparaître rapidement. Ce qui se produit actuellement en Hongrie le montre bien : montée de l'extrême droite, diminution de la liberté de presse, remise en cause de l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir politique, bref, instauration d'un État de plus en plus dictatorial, intolérant, etc. Toute proportion gardée, le Canada connaît aussi une période sombre où la démocratie est bafouée par un gouvernement pour qui, consultation, négociation, compromis, collaboration, sont de vilains mots. Un gouvernement à l'agenda idéologique ferme, certain de posséder la vérité et pour qui ses opposants ne sont pas d'abord des adversaires politiques mais des traîtres à la nation (et à la couronne). Pente dangereuse sur laquelle nous glissons depuis 2006 et qui s'est accentuée depuis mai 2011 avec l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire en chambre. Veillons au grain car un bijou peut toujours être volé !

dimanche 15 janvier 2012

La bombe

Il faut lire l'ouvrage de l'historien américain Howard Zinn (1922-2010) intitulé LA BOMBE. DE L'INUTILITÉ DES BOMBARDEMENTS AÉRIENS, traduit de l'anglais par Nicolas Calvé et publié en 2011 chez Lux (Montréal). Le livre se compose essentiellement de deux textes : l'un sur le bombardement d'Hiroshima - les atrocités de la bombe atomique - et l'autre sur celui de la ville de Royan (près de Bordeaux en France) en 1945 (bombardement auquel Zinn a lui-même participé en tant qu'aviateur). Ce petit ouvrage de 90 pages est un réquisitoire puissant contre l'usage des bombardements sur les villes, stratégies largement utilisées et qui sont de véritables crimes contre l'humanité.

vendredi 13 janvier 2012

À lire

Il faut lire le dernier ouvrage du journaliste, romancier et essayiste québécois Gil Courtemanche, trop tôt disparu l'année dernière. Cet ouvrage, LE CAMP DES JUSTES (Montréal, Boréal), reprend certaines des chroniques qu'il a rédigées pour le journal LE DEVOIR entre 2002 et 2011. Le livre se termine par un fragment inédit «L'odyssée de Youssef» vraiment percutant(texte daté du 18 août 2011, donc quelques jours seulement avant son décès). Ceux qui suivaient ses chroniques dans LE DEVOIR auront plaisir à se replonger dans ses textes. Ceux qui ne les connaissent pas découvriront une pensée libre et humaniste, une pensée qui fuyait les idées reçues, la pensée d'un homme profondément révolté par les petites et les grandes horreurs de notre monde.

jeudi 12 janvier 2012

Évolution de la psychologie

La psychologie est passée au fil des siècles d'une science des âmes à une science des esprits puis, à une science de la conscience, enfin, à une science des comportements et, finalement, ces dernières années, à une science des processus cognitifs. Ce faisant, graduellement, elle a abandonné ses attaches à la philosophie et oublié ses liens avec l'humanisme, migrant des sciences humaines et sociales vers les sciences de la santé. Évolution certes en lien avec l'avancement des connaissances mais qui n'est pas sans lien non plus avec des considérations stratégiques de la profession de chercheur en psychologie.

lundi 9 janvier 2012

Un noble métier qui en arrache

Faire de la politique active est un noble métier. Malheureusement, trop de politiciens actuels, par leurs bassesses, leur absence de vision, leur inculture, leur cupidité et leur absence de souci pour le bien commun, ont rendu ce métier odieux à un très un grand nombre de citoyens. Et, c'est la démocratie qui en souffre.

L'exercice de la liberté

L'exercice de la liberté est une chose merveilleuse lorsqu'on l'accompagne de l'exercice de la réflexion.

dimanche 8 janvier 2012

Autour du mythe

Gérard Bouchard s'est rendu célèbre au Québec pour avoir co-présidé avec le philosophe Charles Taylor la commission sur les accommodements raisonnables. Je fait état ici de quelques éléments d'un petit ouvrage (voir référence au bas de ce texte) fort stimulant qui se veut en quelque sorte une présentation succincte de son programme de recherche.

L’auteur travaille sur les «imaginaires collectifs» qui sont des constructions symboliques comportant trois dimensions : représentations…

- de l’environnement,
- de soi,
- de l’autre.

Il distingue deux types de cultures :
Instituée (la culture comme reproduction)
Instituante (la culture comme production)

Dans cette dernière, il distingue les pratiques discursives et l’inconscient collectif.

Il propose une typologie de la pensée en tant que productrice d’imaginaire collectif :

- pensée radicale
- pensée organique
- pensée équivoque

À chaque type de pensée correspond un type d’intégration

- Radicale = mécanique
- Organique = dialectique
- Équivoque = syncrétique

Il distingue aussi deux types de mythes :

- Projecteurs
- Dépresseurs

Les premiers caractérisent les pensée radicale et organique, les seconds la pensée syncrétique.

Je recommande chaudement la lecture de ce petit ouvrage des plus intéressant.

Référence :

Bouchard, Gérard, (2003). Raison et contradiction. Le mythe au secours de la pensée. Québec : Nota Bene/Cefan.

Crime

Des milliers d'années que les gouvernements se rendent coupables de crimes contre l'humanité. Et ça continue !

jeudi 5 janvier 2012

Une constante dans la grande entreprise

Quand on analyse quelque peu l'entreprise privée, on y découvre une constante : les conséquences de l'incompétence des directions d'entreprises - mauvais investissements, mauvaises acquisitions, mauvaises analyses des tendances du marché, etc. - ne sont jamais assumées par les dirigeants eux-mêmes mais par les travailleurs (mises à pieds, fermetures d'usines, réductions de salaires, etc.). Étrangement, la logique de responsabilité que prône le néolibéralisme ne s'applique pas envers les dirigeants d'entreprises, seulement envers ceux précisément qui ne sont pas responsables.

mercredi 4 janvier 2012

Le danger des certitudes

Les gens qui ont trop de certitudes sont dangereux. Ils sont toujours prêts à écraser les sceptiques et les inquiets.

lundi 2 janvier 2012

Penser l'universel autrement

L'universalisme pense l'universel comme un être (ou un état). Cette manière de concevoir l'universel est imprégnée d'occidentalocentrisme et nuit à l'ouverture au dialogue. Nous ne sommes toutefois pas condamnés à penser l'universel de la sorte. Il est en effet possible de penser l'universel non plus en tant qu'être (ayant un contenu bien défini, contenu emprunté à l'Occident) mais en tant qu'éthique. Alors, l'universel n'est plus un contenu que l'on affirme mais une éthique que l'on met de l'avant; une éthique du dialogue à la recherche de ce qui nous unit dans notre commune condition humaine. En ce cas, l'universel peut être «produit» par toute culture et l'Occident n'en a plus le monopole. Cette posture n'exige toutefois pas que l'Occident renie ce qui en lui s'inscrit dans l'universel. Surtout, penser ainsi c'est se refuser toute forme d'essentialisme, c'est inscrire l'universel dans une quête permanente, certes difficile mais stimulante et inclusive.

dimanche 1 janvier 2012

Produire la science en périphérie

La pression que mettent les universités sur leurs chercheurs pour qu'ils produisent toujours plus et surtout qu'ils «rayonnent» au niveau international ignore totalement le fait que l'influence des travaux scientifiques, loin d'être reliée à leurs seules qualités intrinsèques, est étroitement associée à l'appartenance de leurs producteurs aux grands centres (États-Unis, Angleterre, France). Dans ce système, le Canada - et à plus forte raison le Québec - occupe une place périphérique. Est-ce à dire que les travaux des scientifiques canadiens et québécois ne peuvent être reconnus mondialement ? Certes non ! Mais leur «visibilité» est plus difficile à obtenir et à maintenir.