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jeudi 31 mai 2012

Sagesse pratique

À ceux qui reprochent aux philosophes d'avoir la tête dans les nuages, il faut répondre que la finalité ultime de la philosophie c'est la sagesse pratique (où, si l'on veut, la recherche de la vie bonne).

Devoir de mémoire

Il ne faut jamais oublier que l'on peut oublier, c'est pourquoi la mémoire du passé doit être conservée.

Une nouvelle Renaissance

Nous avons besoin d'une nouvelle Renaissance, c'est-à-dire un nouveau moment dans l'histoire où ce qui est enfui, occulté, oublié redevient présent et stimulant pour penser notre devenir.

Liberté, présent, passé

La liberté n'est possible que lorsque le présent peut être relié au passé sans que celui-ci ne soit vénéré au point où tout changement est jugé illégitime.

Pourquoi l'utopie ?

C'est par l'utopie que l'on peut refuser de subir un présent inacceptable.

Apprendre pour l'être humain

Apprendre renvoie à différentes sphères de l'activité humaine :
1- on apprend pour s'adapter (sphère anthropologique de la survie de l'individu et de l'espèce);
2- on apprend pour s'humaniser (sphère philosophique où l'être humain fait une oeuvre de lui-même);
3- on apprend pour s'émanciper (sphère politique où l'être humain cherche à accroître le pouvoir sur sa vie).

Ce qui nous différencie

Les recherches sur le comportement et la cognition chez les animaux ont démontré que le faussé entre eux et nous est peut-être moins grand que nous le pensions. Toutefois, une chose demeure qui nous différencie radicalement des animaux. L'être humain possède cette faculté extraordinaire de faire de son vécu une histoire.

Les histoires

«Les histoires peuvent nous consoler dans la souffrance et nous offrir des mots pour nommer notre expérience. Les histoires peuvent nous dire qui nous sommes».

Alberto Manguel

Référence :

Manguel, A. (2009). La cité des mots. Paris / Montréal : Actes Sud / Leméac. Paru originellement en anglais en 2007.
(p. 154)

mercredi 30 mai 2012

Un petit mot de Chateaubriand

«Une classe dirigeante connaît trois âges successifs : l'âge des supériorités, l'âge des privilèges, l'âge des vanités. Sortie du premier, elle dégénère dans le deuxième et s'éteint dans le troisième».

François René vicomte de Chateaubriand (1768-1848)
Mémoires d'outre-tombe (1848-1850), oeuvre posthume.

Des blogs à suivre...

Ci-après, trois blogs de penseurs québécois qu'il fait bon lire même lorsque nous ne sommes pas d'accord avec leurs positions :

Normand Baillargeon :
http://voir.ca/normand-baillargeon/

Jean Barbe :
http://blogues.journaldemontreal.com/barbe/

Jean-François Lisée:
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/

Totalité préalable

La chose comprise l'est toujours en fonction d'une totalité préalable.

Discours et parole

Tout discours est situé, toute parole est motivée.

Comprendre et se comprendre

Comprendre ce n'est jamais seulement comprendre quelque chose, c'est toujours aussi se comprendre soi-même.

Préjugés et enracinement dans le monde

Nous sommes tous enracinés historiquement dans le monde et en ce sens nous avons tous des préjugés. La question n'est donc pas de savoir si nous en avons ou pas mais de savoir si nous pouvons et souhaitons (ou pas) les dépasser.

mardi 29 mai 2012

Réduction

Quand on réduit le politique à l'économique, on réduit la démocratie à la gestion.

Respect de l'individu

«Le respect de l'individu est la condition du respect des droits sociaux et culturels et est par conséquent la condition de la démocratie».

Alain Touraine

Référence :

Touraine, A. (2007). Penser autrement. Paris : Fayard.
(p. 162)

École et inégalités

Populaire dans les années 60 et 70, la thèse de l'école comme vecteur d'inégalités sociales a presque complètement disparue de nos écrans radar. Or, si la thèse semble oubliée, le phénomène lui continue. L'école non seulement transmet les inégalités mais elle concourt aussi, souvent, à les accroître. Faut-il fermer les écoles? Certes non ! Mais le refus de considérer le problème est symptomatique d'une société dominée par la pensée néolibérale où les questions de ce type ne sont plus considérées légitimes.

lundi 28 mai 2012

Un fragile trésor

L'une des plus grandes conquêtes de l'être humain demeure la pensée critique (la capacité à remettre en question les idées reçues). Or, cette conquête est constamment remise en question. Fragile trésor, il faut en prendre soin.

Le langage

Le langage est notre «lieu», notre «habitat naturel», notre monde, ce qui nous est donné et ce que l'on donne. Il est à la fois ce que nous créons et ce qui nous crée. Nous sommes tous enfermés en son sein mais cet enfermement n'est pas qu'une limite. Le langage est en effet ce par quoi nous pouvons nous projeter au dehors de nous.

vendredi 25 mai 2012

Un pays

« [...] un pays ne peut être réduit aux entreprises commerciales qui y sont installées » .

Yann Martel

Référence :
Martel, Y. (2011). 101 lettres à un premier ministre. Mais que lit Stephen Harper? Montréal : XYZ. Traduit de l’anglais par Nicole et Émile Martel.
(p. 167)

L'art

Celui qui dédaigne l'art, souhaite en fait vivre enfermé dans sa petitesse.

Vision réductrice de la réussite scolaire

Au fil du temps, nous avons ramené la question de la réussite scolaire à la seule dimension du rendement. En cela, le monde scolaire s'aligne sur le mode de reproduction sociale «décisionnel-opérationnel» propre à notre postmodernité (voir l'oeuvre de Michel Freitag).

Référence :
Jean-François Filion (2006). Sociologie dialectique. Introduction à l'oeuvre de Michel Freitag. Postface de Michel Freitag. Montréal : Nota Bene.

Sociologie : dénaturaliser le social

Au quotidien nous «vivons» le monde social qui nous entoure comme étant «naturel». La sociologie dénaturalise cette vision du monde, c'est pourquoi elle est souvent perçue avec suspicion.

jeudi 24 mai 2012

Être sage

Être sage, c'est peut-être avoir la sagesse de savoir qu'on ne possédera jamais la sagesse.

Liberté et combat

Lorsque l'on atteint la liberté (qui ne peut être un état dans lequel on s'installe), celle-ci est toujours le résultat d'un combat (de quelque nature qu'il soit).

Transcendance

En tournant le dos à toute forme de transcendance, n'avons-nous pas perdu quelque chose de fondamental?

mercredi 23 mai 2012

Jeunesse et avenir

L'avenir d'un peuple passe toujours par sa jeunesse, ceux qui briment cette jeunesse travaillent contre l'avenir.

La démocratie

La démocratie n'appartient pas aux gouvernements, elle appartient aux peuples.

mardi 22 mai 2012

Le comment et le pourquoi

La science ne répond qu'au comment, jamais au pourquoi. Ainsi, la réponse à ce pourquoi ne peut se trouver dans la raison scientifique.Or, si savoir le comment est nécessaire, c'est le pourquoi qui questionne la condition humaine.

Profiteurs et prédateurs

«Les profiteurs du présent et les prédateurs du futur sont au pouvoir».

Jacques Sénécal

Référence :

Senécal, J. (2004). Manières de dire. Manières de penser. Initiation à la réflexion critique sur les lieux communs. Montréal : Liber.
(p. 51) 

Autonomie intellectuelle

L'autonomie intellectuelle est le travail d'une vie, sans aboutissement réel, un parcours sans fin mais oh combien gratifiant.

Doute et dogme

Bien des gens ne supportent pas le doute et recherchent activement un dogme qui les guidera.

samedi 19 mai 2012

Dans notre démocratie

Dans notre démocratie des milliers de gens manifestent dans les rues pour se faire entendre mais le gouvernement leur répond par une loi spéciale pour les faire taire. Dans notre démocratie, un des hommes les plus puissants du pays peut convoquer le premier ministre chez lui pour lui dicter ce qu'il doit dire et penser. Lui ne sera jamais sommé de se taire, il aura toujours droit de parole et cette parole, unique, comptera plus que celle de milliers de gens ordinaires.

vendredi 18 mai 2012

Former des personnes

Le néolibéralisme prône une formation des personnes du seul point de vue technique et économique quand il faut former les personnes également du point de vue civilisationnel.

Un mal en nous à combattre

«C'est seulement lorsque nous aurons retrouvé l'amour de la vie et que nous désirerons nous consacrer à ce qui lui confère toute sa valeur : la vérité, la bonté, la beauté, l'amitié, la justice, la compassion, la sagesse, que nous serons immunisés contre le bacille mortel qui se cache sous le nom de «fascisme»».

Rob Riemen

Référence:

Riemen, R. (2011). L’éternel retour du fascisme. Paris : Nil éditions.
(p. 78)

Le fascisme n'est jamais bien loin...

Les évènements entourant les contestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité au Québec montrent bien qu'aucune société n'est à l'abri d'un glissement vers une forme plus ou moins virulente de fascisme. L'État québécois, par sa loi spéciale limitant les droits des citoyens au nom de l'ordre public, vient nous rappeler que tout pouvoir étatique, lorsqu'il se sent menacé, est potentiellement fasciste. Le Québec vit des jours sombres.

jeudi 17 mai 2012

Propos de J.K. Galbraith

«La croyance en une économie de marché où le client est roi est l'un de nos mensonges les plus envahissants».

John Kenneth Galbraith

Référence :
Galbraith, J.K. (2004). Les mensonges de l’économie. Paris : Grasset.
(p. 29) 

Une pensée de Simone Weil

«Ce que nous savons d'avance, c'est que la vie sera d'autant moins inhumaine que la capacité individuelle de penser et d'agir sera plus grande».

Simone Weil

Référence :
Weil, S. (1980). Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale. Paris : idées / Gallimard. Ouvrage rédigé en 1934. 
(p. 147)

mercredi 16 mai 2012

Faire comme si....

Nous oublions trop souvent que nous sommes «finitude». Nous nous comportons comme si l'éternité nous appartenait. Peut-être est-ce là une des raisons de notre manque de courage.

Une logique dangereuse

La logique capitaliste s'approprie tout (l'éducation, la science, la culture, etc.) sans accepter d'assumer la formation des êtres humains en tant que sujets sociaux, que citoyens. Pour le capitalisme, ceux-ci ne sont que des ressources. Cette logique met en danger la reproduction de la société (conçue comme ordre symbolique et politique).

Référence :
Freitag, Michel (2008). L’impasse de la globalisation. Une histoire sociologique et philosophique du capitalisme. Propos recueillis par Patrick Ernst. Montréal : Écosociété.

mardi 15 mai 2012

Une pacification ratée

À ses débuts, le capitalisme a été perçu comme un moyen de pacification des États. Le commerce devenait ainsi l'activité privilégiée et remplaçait la guerre comme fonction noble et centrale des puissants (comme cela était depuis le Moyen âge). Plusieurs centaines d'années plus tard, force est de constater que le capitalisme n'a rien pacifié du tout et que le commerce et la finance font non seulement subir beaucoup de violence à une grande partie de l'humanité mais sont également étroitement liés à l'économie de guerre.

lundi 14 mai 2012

Exigence des sciences humaines et sociales

Les sciences humaines et sociales exigent du chercheur qu'il s'assume comme sujet dans le processus même de recherche et d'analyse.

Anthropologie

L'anthropologie construit moins son savoir sur la base de l'objectivité (au sens où l'entend une certaine tradition scientifique) qu'à travers la subjectivité assumée et transcendée (en partie à tout le moins).

Savoir et aventure

Il est important d'assumer la part d'aventure dans la quête du savoir.

dimanche 13 mai 2012

La rareté de la grandeur.

Trop de gens se prennent pour des géants. Ceux-là, souvent, sont pourtant si petits. De vrais géants, il en existe très peu. Plus nombreux sont les nains montés sur les épaules de géants. Ceux-là ont le double mérite de se savoir petits et d'avoir su monter où il faut pour voir plus loin. Mais, plus nombreux encore sont ceux qui, si petits, ne sont montés nul part.  Eux n'ont aucun mérite.

samedi 12 mai 2012

Choix politiques et moraux

Dans le monde actuel, le choix entre la gauche et la droite c'est le choix entre l'humanité et la barbarie.

Redonner vie à la démocratie

Nos démocraties sont mourantes car elles ont glissé vers l'oligarchie, à nous de les ressusciter.

Un long combat

Il est long le combat de l'être humain contre ses plus bas instincts ...et sans garantie de succès.

vendredi 11 mai 2012

Vigilance

Nul pays n'est à l'abri d'un possible basculement dans l'horreur; c'est pourquoi la vigilance citoyenne est toujours nécessaire.

Espérer

Dans un monde désespérant, la chose la plus sensée à faire est d'espérer.

mercredi 9 mai 2012

mardi 8 mai 2012

Lire Charles Taylor

Que l'on soit croyant - comme c'est son cas - ou non, il faut lire les deux ouvrages magistraux du philosophe québécois Charles Taylor  :

Les sources du moi. La formation de l'identité moderne. Montréal, Boréal, 1998.

L'âge séculier, Montréal, Boréal, 2011.

Dans ces deux livres, l'auteur fait une analyse en profondeur des changements survenus en Occident. Ces deux oeuvres, érudites mais accessibles, font parties de celles, trop rares, qui aident vraiment à penser le monde.

lundi 7 mai 2012

Résister aux démagogues

Il n'y a rien que les démagogues aiment plus que des gens ignorants. Donc, prenons soin de l'éducation pour résister à la démagogie des puissants.

Liberté et ignorance

La liberté dans l'ignorance est à toute fin utile impossible à atteindre.

Éducation et vivre ensemble

Dans nos sociétés, c'est en grande partie par l'éducation scolaire que l'on peut apprendre l'éthique du vivre ensemble. Or, si cette éducation répond mal à ce mandat - en raison notamment d'une trop forte prégnance de visées utilitaristes - c'est toute la société qui s'en trouve pénalisée.

Un État toujours prêt à régresser

Les évènements entourant les manifestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité au Québec - manifestations appuyées par de très nombreux autres citoyens qui y ont régulièrement participé - ont prouvé une fois de plus que les États - même ceux prétendument démocratiques - régressent très rapidement - via leur bras policier - vers une forme de répression que ne renieraient pas les États dictatoriaux.

jeudi 3 mai 2012

Plus ça change....

Durant les années trente en Allemagne, les «économiquement puissants» ont appuyé la montée du nazisme. Comme nos puissants d'aujourd'hui, ils devaient se dire «pragmatiques», «lucides», «raisonnables». Ils cherchaient à protéger leurs intérêts et n'avaient de yeux que pour la croissance économique (dont ils espéraient être les premiers bénéficiaires). Pour eux, il était nécessaire de s'adapter aux circonstances et surtout, tout faire pour ne pas nuire à l'économie. Nos «économiquement puissants» d'aujourd'hui, téléportés dans l'Allemagne d'Hitler, appuieraient vraisemblablement le parti nazi par simple opportunisme.

mercredi 2 mai 2012

Le discours de la résignation

Partout dans le monde la droite tient le même discours. Il faut s'adapter au monde tel qu'il est. Jamais ce discours n'interroge cet état, le remet en question, le conteste. En fait, cet état du monde est présenté comme une fatalité, fruit de forces «naturelles» contre lesquelles on ne peut lutter. Ce discours en est un de résignation. Surtout, son contenu est un leurre pour faire accepter la domination au plus grand nombre.

Se mettre en récit

La connaissance de soi implique notre mise en récit car c'est par la forme narrative que nous concevons nos vies.

Éternelles questions

Se questionner sur qui nous sommes c'est nécessairement se demander où l'on va.

Confusion

L'être humain, aujourd'hui, est un être confus face à ce qui doit avoir de la valeur.