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vendredi 28 février 2014

École et conservation

Une école ouverte à toutes les innovations est une école qui a renoncé à sa mission de conservation de la culture.

jeudi 27 février 2014

Moyens et fins

En matière d'éducation il est toujours dangereux de limiter notre réflexion à la seule question des moyens en escamotant celle des fins.

Mystique du nombre

Les médias font souvent usage de l'argument du nombre pour justifier - implicitement ou explicitement -  la pertinence et la qualité de quelque chose ou d'un événement ou encore pour en montrer l'importance : «les ventes ont explosé»; «25000 personnes assistaient au spectacle»; «les cotes d'écoute sont de plus de 1 000 000»; «les sondages démontrent que 65 % des gens sont en accord»; etc. Or, le nombre en lui-même ne saurait indiquer la pertinence, la qualité ou l'importance d'une chose, il en indique tout au plus la popularité. Il faut toujours se méfier de cette mystique du nombre et savoir que ce qui est populaire n'est pas forcément bon ou souhaitable.

Contre le colonialisme numérique

Réflexion en profondeur sur la cohabitation du numérique et du livre papier. Point de vue très intéressant qui évite les clichés de l'angélisme et du catastrophisme.

Casati, Roberto (2013). Contre le colonialisme numérique. Manifeste pour continuer à lire. Paris : Albin Michel. Paru originellement en italien.

mercredi 26 février 2014

L'idéologie des droits individuels et le gouvernement des juges

L'idéologie des droits individuels et le gouvernement des juges, conjointement, sont en train de réduire à n'être plus rien la société et la souveraineté populaire.

Modestie

À voir l'immense lègue de culture, de savoirs et le génies de l'humanité, à réaliser l'ampleur et la valeur des productions passées et présentes dans tous les domaines de l'activité humaine, comment peut-on ne pas être modeste?

Apprécier sa valeur

Peut-on apprécier véritablement notre valeur si on ne reconnait aucune transcendance (cette notion signifiant la croyance en quelque chose de plus grand que nous...qui n'est pas nécessairement un Dieu) ?

Enseigner c'est témoigner

Enseigner c'est témoigner, cela va donc bien au delà de la simple transmission. L'enseignant est (ou devrait être) un témoin de la culture.

Réfléchir

Réfléchir lentement, posément, prudemment, cela peut se faire si nous nous déconnectons du tourbillon du monde pour un temps.

mardi 25 février 2014

Nietzsche et le fascisme

Depuis belle lurette il existe une controverse autour de l'oeuvre du philosophe allemand F. Nietzsche à savoir si celle-ci entretient ou non un lien avec l'idéologie fasciste. Le philosophe québécois Laurent-Michel Vacher (1944-2005) soutient que c'est le cas et tente de le démontrer dans cet ouvrage polémique. Son exposé, clair et bien structuré, suscite l'intérêt. Reste à savoir s'il a raison ou pas !

Vacher, Laurent-Michel (2004). Le crépuscule d’une idole. Nietzsche et la pensée fasciste. Montréal : Liber

lundi 24 février 2014

Littérature

«La littérature est le contraire du dogme.»

Alberto Manguel

Référence :
Manguel, A. (2009). La cité des mots. Paris / Montréal : Actes Sud / Leméac. Paru originellement en anglais en 2007, p. 147.

vendredi 21 février 2014

Objectivité et rigueur

Il est si facile d'exiger l'objectivité et la rigueur chez les autres et si difficile de se l'imposer à soi-même.

Réflexions à partir de la littérature

Quand il ne se prononce pas sur les événements politiques au quotidien et qu'il écrit plutôt sur et à partir de la grande littérature, Alain Finkielkraut écrit de belles choses.

À Lire :

Finkielkraut, A. (2011). Et si l’amour durait. Paris : Stock

Finkielkraut, A. (2009). Un cœur intelligent. Lectures. Paris : Gallimard.

jeudi 20 février 2014

Obstacle

Quand plus aucun obstacle ne se dresse devant soi, on devient son propre obstacle.

Ignorance

S'il manque quelque chose à l'ignorant c'est souvent moins des connaissances que des questions.

Dimensions de l'action humaine

La modernité a autonomisé des dimensions de l'action humaine qui étaient dans les sociétés antérieures imbriquées les unes dans les autres :

- dimension éthique (prescriptif / normatif);
- dimension esthétique (l'expressif);
- dimension cognitive (connaissance);
- dimension pragmatique (efficacité et efficience).

De plus, sous l'impulsion du capitalisme, notre modernité a tendance à privilégier fortement la dimension pragmatique au détriment des trois autres dimensions de l'action humaine.

Sur les savoirs pour enseigner

Un constat : relative inefficacité des savoirs produits par la recherche.

Un problème : éclatement conceptuel, théorique, paradigmatique et méthodologique des recherches.

Des enjeux :
- Critique de la prégnance de la psychologie et, de plus en plus, des neurosciences.
- Lier véritablement savoirs pour enseigner et apprentissage des élèves.
- Développer une certaine convergence des approches de recherches.

Dérive des sciences humaines et sociales

D'un projet de connaissance essentiellement critique qui pouvait déboucher sur un processus de justification et de légitimation d'un état du social, les sciences humaines et sociales sont passées en bonne partie à un projet de gestion technocratique du social ayant pour finalité la production de l'unité de la société. Ce passage signifie en quelque sorte l'abandon de la distance critique qui les caractérisait. Les SHS semblent ainsi avoir grand mal à  produire autre chose qu'un discours gestionnaire.

mercredi 19 février 2014

En manque de scientificité ?

Il faut renoncer à différencier les sciences humaines et sociales des 
sciences naturelles sur la base de ce qui manque aux premières. 
Il faut plutôt renverser cette idée du manque... 

Ce sont peut-être les sciences naturelles qui sont porteuses d’un manque: 
elles sont trop souvent  des sciences inhumaines et asociales.
Quant à elles, les sciences humaines et sociales le sont à un double titre :

1) par leurs sujets de recherche;

2) par la réflexivité qu’elles ont menée sur elles-mêmes en
tant que pratiques sociales et humaines (cela permet d’éviter, dans
une certaine mesure à tout le moins, l’illusion de
l’omniscience et l’irresponsabilité).

Référence

Lévy-Leblond, J.-M. (1996). La pierre de touche. La science à 
l'épreuve...Paris : Gallimard.


L'éthique comme apprentissage du dialogue

Apprendre l’éthique c’est apprendre le dialogue,
l’analyse du dialogue et l’analyse de soi et
d’autrui dans le dialogue.

Référence : 

Malherbe, J.-F. (1997). La conscience en liberté.
Apprentissage de l’éthique et création
de consensus. Montréal : Fides. 

Débat

La démocratie ce n'est pas le consensus, ni les invectives, c'est le débat raisonné.

lundi 17 février 2014

Un danger pour la société

L'individu qui croit que toute contrainte collective n'est qu'un fâcheux empêchement à sa liberté représente en quelque sorte un danger pour la société. Si on multiplie cet individu par millions, la société cesse d'exister.

Ego

L'être humain fut un membre dans une tribu, puis une personne dans une communauté, ensuite un citoyen dans un État, aujourd'hui il est un ego idiotement identifié à ce qu'il consomme sur un marché.

Horizon

La sagesse est un horizon, un éternel horizon.

dimanche 16 février 2014

Changement de Dieu

Nous avons trocqué la domination de Dieu pour la domination de l'argent!

samedi 15 février 2014

Pétrole

Voilà, pour "quelques dollars de plus", le Québec devient un État pétrolier. Honte !

mercredi 12 février 2014

Principe d'incertitude de Heisenberg (physique)

En physique quantique (physique de l'infiniment petit), le principe d'incertitude (ou principe d'indétermination) soutient que, pour une particule donnée, on ne peut connaître simultanément sa position et sa vitesse. Ce principe a été énoncé en 1927 par le physicien allemand Werner Karl Heisenberg (1901-1976). Or, il a été «exporté» en sciences sociales. Et bien mal ! En effet, à tort, on y dit parfois que ce principe signifie que l'observation influence (ou perturbe) le phénomène observé. Il s'agit d'une interprétation inexacte du principe de Heisenberg. En fait, si ce principe peut s'appliquer dans certains phénomènes humains - et cela reste à voir car il n'a jamais été énoncé comme principe universel concernant toutes les sciences et s'appliquant à tous les phénomènes - il signifierait plutôt que l'observation détermine toujours un point de vue qui rend aveugle à un autre point de vue (il n'existerait pas de point de vue «totalisant», sans angle mort).

Prédateur

Le plus grand prédateur que la terre a porté n'a pas de griffes ni de cornes mais porte un complet sombre et une cravate assortie.

Fédération ?

Le Canada est de moins en moins une fédération, le pouvoir des provinces diminuant au fil des multiples empiétements du gouvernement fédéral. 

lundi 10 février 2014

Exploration des cultures humaines

Bien que son contenu soit à bien des égards critiquable et qu'à bon droit sa publication ait provoqué une certaine controverse, l'ouvrage de Jared Diamond (biologiste évolutionniste, physiologiste et géonomiste américain) est une plongée passionnante dans la diversité des cultures humaines. 

En identifiant et en analysant certaines caractéristiques des sociétés traditionnelles, il fait notamment ressortir les défauts de notre monde moderne. Ouvrage qui fait réfléchir, ce qui, on en conviendra, est une grande qualité.

Diamond, Jared (2013). Le monde jusqu’à hier. Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles. Paris : Gallimard.

Garder espoir

L'espoir en l'être humain est toujours à renouveler car ce dernier donne constamment à désespérer de lui.

Invitation

Le froid de l'hiver, l'apaisement, le blanc qui recouvre le monde et cette nuit qui vient si vite....tout concourt à la lecture dans le silence d'une maison endormie.

Immanence et transcendance de la raison

La raison est à la fois en nous et en dehors de nous, immanente et transcendante.

Actualité

Que peut-on attendre d'un monde où la seule fidélité qui prévaut est celle envers l'actualité ?

vendredi 7 février 2014

Fanatisme idéologique

Le fanatisme idéologique est fondamentalement antidémocratique.

Pouvoir et violence

Un pouvoir certain d'être porteur de la «Vérité» conduit inévitablement à la violence.

Instruction, éducation et transmission entre générations

Afin de préciser sa position, Flahault mentionne que l’éducation et la socialisation constituent une base nécessaire pour l’acquisition de connaissances. Ajoutons qu’une part importante des connaissances dispensées par l’école se justifie par leur utilité (réelle ou supposée).
Le chercheur soulève le problème suivant : 
L’acquisition de connaissances implique la relation entre deux générations. La transmission éducative qui s’opère de l’une à l’autre, les processus relationnels et sociaux qui sont en cause sont très éloignées des relations dites marchandes… C’est pourquoi le cadre de pensée utilitariste ne s’avère pas approprié.
« En effet, la position de donateurs que les membres d’une génération assument ainsi au bénéfice de la suivante ne les intègre pas à un cycle d’échanges dont ils bénéficieraient en retour, mais fait d’eux les maillons de la transmission culturelle irréversible qui va de pair avec la reproduction biologique et la mort. » (Flahaut, 2006, p. 295)
L’humain se façonne grâce à deux types de transmission :
-          Génétique
-          Culturelle
La transmission de connaissances a lieu par le biais du milieu de vie (au quotidien) et de l’enseignement. L’enfant assimile de diverses façons :
-          Transmission de connaissances
-          Mimétisme des manières d’être, des pratiques relationnelles et des savoir-faire.
« Cette transmission qui s’opère dans l’expérience quotidienne du rapport avec les adultes constitue la base de l’existence de l’enfant et de sa socialisation. Si ces acquisitions fondatrices se mettent en place convenablement, elles favorisent ensuite l’acquisition des connaissances. D’où la nécessité de distinguer entre instruction et éducation. » (Flahault, 2006, p. 295).
Flahaut commence cette section en donnant une définition de l’instruction et une définition de l’éducation:
« L’instruction, c’est l’acquisition de connaissances grâce à l’enseignement. » (Flahault, 2006, p. 296).
Le chercheur précise qu’il est possible d’être éduqué et socialisé sans être instruit. Toutefois, il est impossible d’être réceptif à l’instruction s’il y a absence de socialisation. Il souligne que cette déclaration va littéralement à l’encontre d’une conviction ancrée depuis longtemps (à l’époque des Grecs) dans la culture occidentale. Cette conviction enracinée se résume ainsi : l’éducation se ferait par l’instruction. C’est une erreur de croire que l’instruction est la base de l’éducation.
« On peut être convenablement éduqué et socialisé sans pour autant être très instruit. Mais on ne peut pas s’instruire, on ne désire pas apprendre si, d’abord, on ne bénéficie pas d’une certaine socialisation. » (Flahault, 2006, p. 296).
« Un professeur est, par définition, quelqu’un qui a misé sur l’acquisition de connaissances et qui doit à cet investissement la place qu’il occupe dans la société ; il n’est donc pas étonnant qu’il partage la conviction que la formation de l’être humain et du citoyen résulte essentiellement de la transmission du savoir. » (Flahault, 2006, p. 296).
Flahault donne une définition de l’éducation :
« L’éducation, c’est le développement de la capacité à être soi tout en étant avec les autres, à ménager ses relations avec eux, à participer à la vie sociale, à intérioriser la culture commune. » (Flahault, 2006, p. 296)
Le chercheur affirme que le processus d’éducation est fortement lié aux apprentissages. Cependant, il souligne que ces apprentissages ne passent qu’en partie par l’enseignement. De prime abord, l’éducation commence par le développement de la communication et du langage (socle commun). De plus, l’éducation s’orchestre par le biais des relations avec les personnes de l’entourage. Flahaut décrit le phénomène comme une immersion dans un environnement social et culturel.
Par rapport au lien social, l’éducation implique un rapport entre la génération des adultes et la génération des enfants. L’évolution de l’humanité s’est faite grâce au contact prolongé entre les générations. Des incontournables :
-          La bienveillance, encouragement (désir de reconnaissance de la part de l’enfant).
-          La solidité du cadre.
Il est à noter que plus la relation est satisfaisante pour l’enfant, plus ce dernier aura les habiletés requises pour nouer des relations avec ses pairs. Si, au contraire, la socialisation se fait mal, le terrain n’est pas propice à l’acquisition de connaissances.
« Le vivre-ensemble est d’abord le vivre-ensemble de l’enfant avec les adultes qui s’occupent de lui. Ce rapport ne se limite pas à une transmission de connaissances ; c’est un lien personnel par lequel un enfant se trouve encadré, reçoit la possibilité d’exister. » (Flahault, 2006, p. 297).
« Les filles sont plus sensibles aux liens entre générations dans la mesure où elles portent en elles la possibilité de donner naissance. Il n’en va pas de même pour les garçons. Chez eux, l’aspiration à être un homme, liée à des images de virilité, n’a souvent aucun rapport avec des images de paternité. C’est pourquoi l’adolescence est souvent plus problématique chez les garçons et peut les enfermer dans une culture mimétique, une culture d’opposition à celles des adultes, renforçant chez eux le goût de la transgression qui est inhérent à l’être humain. » (Flahault, 2006, p. 299).
Les enseignants répondent aux exigences du ministère de l’Éducation. Ils ont sans contredit une importante responsabilité éducative. Même si les parents sont fortement impliqués dans le processus de socialisation, l’école y joue également un rôle. Il ne s’agit pas uniquement d’un lieu de transmission du savoir.
« Réduire l’école à sa fonction de transmission du savoir, c’est placer au premier plan la fonction informationnelle du langage en oubliant que celle-ci est enchâssée dans sa fonction relationnelle-existentielle, ou, pour le dire en termes linguistiques, en oubliant le fait que tout énoncé est lui-même enchâssé dans un acte d’énonciation. » (Flahault, 2006, p. 301).
À l’école comme au sein de la vie familiale, la relation entre les représentants de l’autorité et les enfants ne devrait pas être fondée sur un contrat.
« Il est pour le moins curieux de voir introduite à l’école la norme du contrat par ceux-là mêmes qui, souvent, s’inquiètent de l’emprise du libéralisme économique dans le domaine de l’éducation. » (Flahault, 2006, p. 301).
Par rapport au savoir, le chercheur affirme qu’en donnant du savoir aux élèves, les enseignants ne sont pas toujours conscients qu’ils briment le sentiment d’exister des enfants. Ces derniers réagissent négativement et l’enseignant impute la réaction à la mauvaise volonté, à l’ignorance ou encore aux difficultés d’apprentissage. Il suffit d’écouter les élèves pour comprendre que, pour eux, la relation entre le savoir et la réalité est essentielle (lien entre apprentissages à l’école et environnement de vie). 
« La propension à faire du savoir une fin en soi témoigne de la pente naturelle de l’école qui, comme toutes les grandes institutions, tend à fonctionner sur un mode autoréférentiel. Or cette propension autoréférentielle crée d’emblée un malentendu entre professeurs et élèves. » (Flahault, 2006, p. 302)
 Flahault insiste enfin sur le fait que l’instruction et la transmission de connaissances doivent être reliés dans un processus de socialisation. Historiquement, l’école s’est malheureusement construite contre la société.
L’auteur reconnaît l’importance de l’éducation à la citoyenneté. Il ajoute qu’un enfant sera en mesure de répondre à ses obligations et ses devoirs de citoyen s’il ressent un bien-être dans ses relations avec les personnes qu’il côtoie.
 « Le bien-être relationnel a des vertus éducatives, réduire le taux de souffrance des enseignants et des élèves n’est pas un objectif accessoire. » (Flahault, 2006, p. 303)
En somme, l’auteur rappelle que la vie scolaire doit être une vie sociale connectée au monde extérieur, à la société dont l’école fait partie. Des préalables…

  • relations de travail et de concertation des enseignants entre eux (au lieu que chacun se trouve toujours seul face à ses élèves comme s’il exerçait une profession libérale);
  •  relation des profs avec l’administration;
  • relation de l’intérieur de l’école avec l’environnement social.

Zombies

Le phénomène des zombies vous intéresse ? Lisez :

Paris, Vincent (2013). Zombies. Sociologie des morts-vivants. Montréal : XYZ.

Un petit ouvrage aux propos accessibles. Un regard sociologique intéressant.

mercredi 5 février 2014

Dialogue captivant sur le malheur et la foi en Dieu

On dit tellement de choses idiotes sur les religions et la foi qu'il est nécessaire selon moi d'aller au delà des articles sensationnalistes et des conversations de tous les jours afin d'y voir un peu plus clair. C'est pourquoi, bien qu'agnostique, je lis régulièrement des ouvrages écrits par des croyants sur différents aspects de la religion. Pour qui veut comprendre, d'un point de vue catholique, comment il est possible d'être croyant dans un monde pourtant en perpétuelle souffrance, je recommande :

Ploux, J.-M., Niquot, T., de Tourdonnet, J. (2012). Dieu et le malheur du monde. Paris : Les éditions de l’Atelier / Éditions ouvrières.

La menace

C'est toujours l'Homme qui menace l'humanité de l'Homme.

Dérive de la Raison

Une Raison qui veut tout dominer devient totalitaire et ouvre ainsi la voie à des horreurs aussi atroces que celles que la déraison peut engendrer.

mardi 4 février 2014

Identité chez Charles Taylor

À partir de la notion de “dialogisme”, Taylor (1994) montre que l’identité d’un individu se constitue au contact d’autrui et à partir d’un dialogue avec l’autre qui permet au moi de se structurer et de se définir par comparaison et par différenciation. Ainsi, l’auteur nous rappelle le rôle capital joué par l’intersubjectivité dans la constitution du moi. Par conséquent, il situe même la fondation du sujet dans l’interaction avec autrui. Autrement dit, la capacité d’un individu à se percevoir comme un individu et à établir les caractéristiques de cette individualité est en grande partie déterminée par ses contacts avec autrui. Le moi est donc construit et négocié à travers les interactions avec l’autre. En somme, Taylor, développe une théorie intersubjective de l’individu qui tient compte de l’importance de l’enracinement et l’appartenance dans la structuration du moi. Il s’éloigne donc d’une philosophie qui conçoit le sujet comme un être moral et un esprit rationnel, sujet qui serait autonome du contexte, des liens sociaux, de l’affectivité. Sa conception du moi comme structure qui ne prend forme que par le dialogue avec l’autre, accorde une place déterminante à l’éducation en tant que base sur laquelle se construit l’individu. C’est en effet l’éducation qui donne à l’individu un système de normes et de valeurs lui permettant d’interpréter le monde et de comprendre la place qu’il y occupe.

Référence : Taylor, C. (1994). Multiculturalisme. Différence et démocratie. Paris, Flammarion.

lundi 3 février 2014

Critique d'une vision évolutionniste de la technique

Gras, Alain (2013). Les imaginaires de l’innovation technique. Regard anthropologique sur le passé dans la perspective d’un avenir incertain. Paris : Éditions Manucius. Collection Modélisations des imaginaires.

Petit ouvrage très intéressant et fort éclairant qui montre que la technique est un fait de culture et non pas une force aveugle, omnipotente, qui développerait sans nous comme l'adage «on arrête pas le progrès» le laisse naïvement croire.