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mercredi 30 avril 2014

Faire «passer» son message

Ce que vous dites est un pur mensonge ? Vous avez peur qu'on ne vous croit pas ? N'ayez crainte ! Répétez simplement votre message sans arrêt et sur toutes les tribunes, on finira par vous donner raison.

Connaissance et modestie

C'est n'avoir rien compris à la connaissance que d'abandonner sa modestie au fur et à mesure que l'on connaît.

Enfermement

Nous créons nos propres barreaux et, lorsque nous sommes bien enfermés, nous tentons d'y enfermer autrui.

Mercenaires

Seuls les puissants peuvent se payer des mercenaires. Ils ne s'en gênent pas !

Contrôle

En tentant de tout contrôler, nous sommes en train de tout démolir.

mardi 29 avril 2014

Silence

Ce qui manque dans notre monde actuel c'est le silence propice au recueillement.

Penseur et pouvoir

Le penseur qui se met au service du pouvoir voit généralement sa pensée travestie quand ce n'est pas carrément trahie.

lundi 28 avril 2014

Face à la souffrance

Lorsque la souffrance d'autrui ne nous est plus un scandale, c'est que quelque chose est mort en nous.

samedi 26 avril 2014

Le sage

Le sage se reconnaît à sa modestie.

Au Canada, la science n'est pas la bienvenue

Aucun gouvernement canadien n'a causé autant de préjudices à la science et à la vérité que le gouvernement Harper. Cela dure depuis 2006 et nous n'avons encore qu'une faible idée des ravages perpétrés par ces idéologues de droite.

Idéologie rampante

Depuis des années nos gouvernements, aidés par des "experts" de service, propagent l'idéologie et les lieux communs du néolibéralisme. Ainsi, ils préparent les citoyens à accepter les coupures dans certains services d'Etat, la privatisation de certains autres, la montée des inégalités sociales et la logique marchande qui prévaut sur tout partout. À qui profite ce crime ?

vendredi 25 avril 2014

Espérance

Il y a dans toute espérance une folie. Et, l'humanité ne peut vivre sans espérance.

Se mettre à l'école des grands

Au Québec, il y a eu et il y a encore de grands penseurs : Pierre Bertrand, Fernand Dumont, Michel Freitag, Jean Grondin, Georges Leroux, Guy Rocher, Charles Taylor, Pierre Vadeboncoeur et bien d'autres. Il est salutaire de les fréquenter et de les revisiter souvent.

Les enseignants et leurs savoirs

lAu sujet des types de savoirs
¡Des rapports ambigus selon la provenance des savoirs;
¡Une prégnance du savoir d’expérience;
lAu sujet des modalités d’acquisition
¡Principalement par une sorte d'auto-didactie ou par compagnonnage;
lEssai et erreur
lAu sujet de leur mode de validation

¡Efficacité pragmatique

jeudi 24 avril 2014

Représentations des enseignants

Une représentation c'est un ensemble organisé d’opinions, d’attitudes, de croyances et de savoirs se référant à un objet, un événement, une situation, un phénomène. Une représentation implique des interprétations, des émotions, des valeurs. 
Celles des enseignants se caractérisent comme suit :
Situationnelles (articulées autour de situations où elles se sont révélées performantes).
Idiosyncrasiques (processus personnel de construction).
Sociales (socialement conditionnées par la place de l’acteur).
Expérientielles (inscrites dans le monde de la pratique enseignante).
Théoriques (constructions explicatives du monde).

mercredi 23 avril 2014

Délibération politique

«Dans la délibération politique, s’affrontent donc des opinions. Si ces opinions peuvent être mises en scène grâce à une certaine rhétorique, le débat politique n’en devient pas pour autant un marchandage et par là il se distingue de la négociation de conventions collectives. Car, pour qu’il y ait débat, il faut que les opinions s’énoncent mais aussi qu’elles s’écoutent et se modifient dans le processus même du débat. C’est l’altération qui est au cœur de la délibération politique, à savoir la capacité d’admettre qu’une opinion puisse être affinée ou même écartée par la force du processus délibératif.»
(p. 79)

Diane Lamoureux

Référence:
Lamoureux, D. (2013). Le trésor perdu de la politique. Espace public et engagement citoyen. Montréal : Écosociété.

Le dominant et l'universel

Le dominant a toujours la prétention d'habiter l'universel.

mardi 22 avril 2014

Quelques mots sur l'identité professionnelle

–Elle est vécue subjectivement;
–Elle résulte de la conscience d’appartenir à un groupe;
–Elle se définit par opposition et par différenciation;
–Elle s’appréhende par un ensemble de représentations;
–Elle repose sur la possession de savoirs et de compétences;
–Elle appelle la reconnaissance par autrui;
–Elle relève à la fois …

•D’un acte d’attribution (identité pour soi);
•D’un acte d’appartenance (identité pour autrui).

Reconnaissance

La reconnaissance n'est rien si elle ne s'accompagne pas de gestes concrets.

jeudi 17 avril 2014

Vous avez dit positivisme?

Le positivisme est une conception épistémologique née dans le courant du XIXe siècle. Les tenants de ce mouvement ont pour projet d’étendre aux sciences humaines et sociales la méthode issue des sciences naturelles. Parmi les caractéristiques principales, il faut souligner la séparation entre le sujet qui connaît et les faits qui sont connus (objectivité).  Aussi, toute forme de subjectivité est proscrite. Le positivisme considère la méthode expérimentale comme étant l'approche absolue en science. Le positivisme privilégie l’explication causale et, dans une moindre mesure, l'explication corrélationnelle.. Il soutient que toute science doit avoir une visée prédictive.

mardi 15 avril 2014

Partis pris

Les médias ont des partis pris mais détestent qu'on le dise car elles tiennent à leur apparente neutralité.

Fiction

L'État démocratique est davantage une fiction qu'une réalité.

Écoles de métiers

En ce premier quart du 21e siècle, les universités ressemblent moins à des hauts lieux de la culture et de la science qu'à des grosses écoles de métiers. Elles forment la main-d'oeuvre spécialisée dont l'État et les entreprises ont besoin.

Leçon de Socrate

Il y a plus de 2000 ans, Socrate nous a appris une leçon importante : il faut éviter la double ignorance (ne pas savoir que l'on ne sait pas ou, ce qui revient au même, croire que l'on sait tout). Nous nous sommes empressés de l'oublier.

Domination

Tout désir de domination avance masqué.

lundi 14 avril 2014

Raison violentée

Quand on réduit la raison à sa seule dimension instrumentale, on lui fait violence.

Expérience du monde

Notre expérience du monde est un dialogue à travers une langue remplie de traditions de pensée.

vendredi 11 avril 2014

Les valets

La démocratie concourt au statu quo car nous élisons des valets. Pendant ce temps, les vrais maîtres ne sont pas inquiétés.

Maladie universitaire

Nos universités ont sombré en grande partie dans le nihilisme le plus profond et sont devenues des lieux où le développement de la pensée critique est une rareté.

Empire des médias

«Les grands conglomérats des médias ont la haute main sur presque tout ce qu'on lit, regarde ou écoute. Ils imposent des opinions d'une insipide uniformité et divertissent leur public avec des anecdotes futiles et des potins mondains».

Chris Hedges

Hedges, C. (2012). L’Empire de l’illusion. La mort de la culture et le triomphe du spectacle. Montréal : Lux. Paru originellement en anglais en 2009, p. 188.

jeudi 10 avril 2014

Trois principales stratégies de réformes en éducation

En 1999, Carnoy a rédigé un rapport pour l'UNESCO. Bien que datant de 15 ans, son rapport est encore éclairant. Selon lui, l'économie mondiale a suscité trois principales stratégies de réformes en éducation. 

1) les réformes fondées sur la compétitivité; 
2) les réformes fondées sur les impératifs financiers; 
3) les réformes fondées sur l'équité. 

Les réformes fondées sur la compétitivité cherchent avant tout à accroître la productivité économique. Produire plus de diplômés, produire plus de savoirs. 
Les réformes basées sur les impératifs financiers cherchent quant à elles non seulement à accroître la productivité des systèmes éducatifs mais aussi à améliorer l'efficacité de l'allocation des ressources. 
Une éducation plus productive et moins coûteuse.
Les réformes qui ont pour finalité l'équité cherchent à accroître l'accessibilité pour tous à une éducation de qualité. Mais, la globalisation néolibérale travaille contre cette finalité qui est peu «rentable».

Référence :

mercredi 9 avril 2014

Être psychopathe sera considéré comme un atout

Nous avons érigé un monde où avoir une personnalité de psychopathe est un avantage - voir une exigence - pour réussir dans les hautes sphères de la société.

Qui a de la valeur aujourd'hui ?

Dans notre monde gagné par les valeurs néolibérales, possède de la valeur celui qui est «utile» et / ou qui «a réussi» économiquement. Les autres ? Ils représentent simplement un poids dont il faudra bien se délester un jour.

Pour guérir le désespoir

Le monde actuel vous désespère ? Ne le critiquez pas pour rien. Ne tentez pas de le changer ! Prenez une petite pilule. Ça ira mieux vous verrez !

Comment être vilipendé ?

Facile de se faire vilipender dans notre société. Il suffit de faire preuve d'un certain intellectualisme. Concert de critiques assuré à votre endroit.

Néfaste illusion

Tout, autour de nous, nous envoie sans cesse le message que la vie vaut la peine d'être vécue seulement si on est beau, célèbre et riche (au mieux les trois à la fois).

Réduction de la vérité

Malgré Heidegger, Gadamer, Lévinas, Ricoeur, Derrida, Vattimo, Rorty et bien d'autres grands philosophes du 20e siècle, le sens commun - dans lequel bien des scientifiques se reconnaissent - réduit encore la vérité au seul domaine scientifico-positif, oblitérant ainsi la riche tradition herméneutique. 

mardi 8 avril 2014

Une science qui ne donne pas sens

La science - si puissante, si impressionnante soit-elle - est constituée de savoirs éclatés relevant de spécialisations pointues. Cet éclatement et cette spécialisation sont notamment associés à la technologie; prolongement pragmatique et utilitariste de la science.  C'est dire que, la science est projet de manipulation du monde comme objet. Ce faisant, elle est incapable de fournir une vision cohérente du monde. En fait, la science ne fournit que des images partielles, fragmentées (voire même en certains cas insensées), liées à son désir de contrôle et à son projet de manipulation du monde. Elle ne peut penser le monde en dehors de ce projet.

Mondialisation et homogénéité

La mondialisation a pour effet d'annihiler l'hétéronomie en créant de l'homogène (pas étonnant alors que, un peu partout, on observe des «poches» de résistance, résistance qui prend parfois le visage hideux des mouvements réactionnaires). Cette homogénéisation est le propre du totalitarisme.

Une maladie moderne

Une maladie moderne : désir d'affranchissement de toute obligation envers autrui.

lundi 7 avril 2014

Démocratie : un idéal régulateur

La démocratie ce n'est pas les discours convenus, les fausses promesses, les sophismes, les mensonges, les magouilles, les stratégies pour «faire sortir le vote», les faiseurs d'images, les slogans vides et niais. La démocratie, la vraie, n'existe pas en ce bas monde. Elle est une sorte d'utopie. Elle est un idéal régulateur. Or, force est de constater que nous nous éloignons de cet idéal où devraient régner la transparence, la droiture, le sens du bien commun, les débats éclairés.

Élections

Après plus de trente jours de discours démagogiques et fumeux, le Québec va voter aujourd'hui. Simulacre de démocratie. Spectacle navrant. L'oligarchie gagne encore.

vendredi 4 avril 2014

Question sur la connaissance de soi

Quand un sujet se connaît, est-ce que le soi qui est connu est le même que le soi qui connaît ?

Parlons épistémologie

L'épistémologie est une branche de la philosophie.

Elle se divise en deux grandes traditions :

1- celle qui se veut une réflexion sur les théories de la connaissance;
2- celle qui analyse les modalités de construction et de validation des savoirs scientifiques.

Dans ce dernier cas, les «épistémologues» ont réfléchi soit sur la science en général (par exemple, qu'est-ce que la science? qu'est-ce qui distingue le savoir scientifique du savoir commun?, etc.), soit sur une science en particulier (par exemple, comment la physique produit-elle ses savoirs ? quels sont les critères de validité des savoirs dans cette science?, etc.).

En tant qu'analyse des modalités de construction et de validation des savoirs scientifiques, l'épistémologie n'a pu ignorer la question de la vérité. Qu'est-ce qu'une vérité ? À cet égard, on observe trois grandes théories :

1- La théorie de la vérité correspondance : la vérité est l'adéquation de la connaissance à son objet.
2- La théorie de la vérité cohérence : la vérité est une question de relations de croyances (est vrai ce qui forme un ensemble cohérent de croyances).
3- La théorie pragmatique de la vérité : la vérité est ce qui est cognitivement utile (les croyances sont vraies si elles n'entrent pas en conflit avec les expériences qu'elles permettent d'expliquer ou de faire).


L'herméneutique présentée par Jean Grondin

L'herméneutique est un des courants majeurs de la philosophie. Heidegger, Gadamer, Ricoeur, Rorty, Vattimo (pour ne nommer que ceux-là) en ont été les grandes figures au 20e siècle.

Pour ceux qui voudraient faire connaissance avec ce courant, je commande chaudement le petit bouquin du professeur québécois Jean Grondin :
«L'herméneutique». Paris : PUF. Collection «Que sais-je?»

jeudi 3 avril 2014

Trois éthiques

Éthique de la conviction;
Éthique de la responsabilité;
Éthique de la discussion.

Les trois sont nécessaires pour développer et maintenir un rapport sain à autrui.

L'identité professionnelle

L'identité professionnelle est, essentiellement, un processus interactif de construction d'une représentation de soi en tant que professionnel, processus qui passe par des phases de remises en question mais aussi de consolidation. Ces phases sont générées par les expériences de travail.

Posture épistémologique

En sciences de l'éducation il est devenu habituel d'exiger que le chercheur situe dès le départ sa «posture épistémologique». Si la mise au clair de sa posture est un exercice salutaire, on peut toutefois questionner le fait que cela se fasse obligatoirement en amont de la recherche. En fait, la «posture épistémologique» ne devrait-elle pas plutôt émerger a posteriori afin que, durant le processus d'investigation, le chercheur se centre uniquement sur le phénomène à connaître ?

mercredi 2 avril 2014

Utopie

L'envahissement de tous les champs de l'activité humaine par l'économisme et la pensée gestionnaire tant à rendre toute pensée utopique illégitime ou simplement farfelue. C'est oublier que l'humain se nourrit d'utopies car il ne peut s'empêcher d'imaginer un futur plus beau, meilleur, plus satisfaisant. Dans sa vie, il ne peut se contenter d'une répétition fade du statu quo ou de changements superficiels. L'abandon total de toute utopie se traduirait par une plongée de la société dans une dépression collective. L'utopie est porteuse d'espoir et l'espoir est nécessaire à l'être humain.

Logique opérationnelle-pragmatique de la postmodernité

En tant que modèle de régulation sociale, la postmodernité est tournée principalement vers une logique opérationnelle-pragmatique (Freitag, 1995, 2002). 
Elle se caractérise par :
le rejet de la transcendance et de la normativité;
la gestion pragmatique des rapports sociaux;
l'accent mis sur l’efficience et l’efficacité et sur les compétences adaptatives au détriment de la pensée critique;
une vision d'un monde en perpétuelle négociation quant à son sens.

RÉFÉRENCES :
Freitag, M. (2002). L’oubli de la société. Québec : P.U.L.
Freitag, M. (1995). Le naufrage des universités. Québec : Nuit blanche.

mardi 1 avril 2014

L'université vous intéresse?

Il faut lire  «Dans les ruines de l'université» de Bill Readings (Montréal, Lux, 2013), professeur décédé trop tôt en 1994 à l'âge de 34 ans. Bien que cet ouvrage - paru originellement en anglais - ait 20 ans, l'analyse de l'évolution de l'université qui y est présentée est d'une saisissante actualité.

État gestionnaire

Les États, autrefois, étaient nécessairement «politiques» au sens où ils décidaient des orientations idéologiques de la nation, pour le meilleur et pour le pire. De nos jours, les États sont essentiellement des appareils de gestion s'assurant que le cadre législatif et le contexte social demeurent propices aux intérêts du marché économique et de la finance.

Nouvel esclavage

Quand nous serons tous totalement affranchis de l'État-nation, nous serons entièrement  libres de nous soumettre aux seules lois du marché.