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mardi 28 octobre 2014

Quatre types de jugement

                Le jugement de réalité (ou de fait)


C’est un jugement qui porte sur un fait observable, un événement, une réalité existante ou encore les propos tenus par une personne. Pour montrer le bien-fondé du tel jugement, il suffit de vérifier son adéquation avec la réalité. Par exemple, dans l’énoncé «il neige actuellement sur Trois-Rivières», nous n’avons qu’à regarder par la fenêtre pour constater si cela est vrai ou non. Le jugement de fait (ou de réalité) ne comporte pas d’interprétation subjective. Bien entendu, cela n’est pas toujours aussi simple. Très souvent un fait est tenu pour vrai sur la seule base de la valeur qu’on accorde à la source qui fournit l’information.

                Le jugement de préférence


Ce type de jugement est assimilable à un jugement de réalité mais il affirme plutôt un goût, un penchant subjectif. Il n’a pas de valeur normative (qui pose une norme à laquelle on doit se conformer). Par exemple, l’énoncé suivant est un jugement de préférence : «Je préfère la lecture à la pratique du sport ».

                Le jugement de valeur


Il s’agit d’un jugement qui implique une appréciation, une évaluation. Par exemple, l’énoncé «la santé est le bien le plus précieux» est un jugement de valeur. Donc, le jugement de valeur est éminemment subjectif car il implique nécessairement un choix. Cependant, le fait qu’il soit subjectif ne signifie pas qu’il soit arbitraire et au-delà de toute discussion. En fait, les jugements de valeur font constamment l’objet de discussions, de débats.

                Le jugement de prescription



Ce type de jugement renvoie à une prescription, une recommandation, une obligation. Dit autrement, il est un incitatif à l’action. L’énoncé suivant est un exemple de ce genre de jugement : «Il ne faut pas perdre son temps». Le jugement de prescription est nécessairement fondé sur une norme, un idéal; il présuppose donc un jugement de valeur. Ainsi, dans l’énoncé ci-haut mentionné le jugement de valeur «le temps est précieux»  est implicite. Aussi, un jugement de prescription peut découler d’un jugement de réalité. «Il ne faut pas perdre son temps» peut découler, entre autres, du jugement de fait qui veut que «nous allons tous mourir un jour».

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