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vendredi 29 mai 2015

Trop de recherches

Trop de recherches, sur trop de sujets, recherches non essentielles, qui tournent en rond et donnent si peu. Et tant d'oeuvres non lues, qui apporteraient tellement plus, sur ce qui vaut vraiment. 

jeudi 28 mai 2015

Agir en commun pour faire société ?

Il faudrait remettre le développement technologique – et économique – à sa juste place (instrumentale), une place parmi les autres champs de l'activité humaine et non plus celle autour de laquelle tout doit tourner.
Pour ce faire, il faudrait adhérer collectivement à des finalités en mesure de présenter une valeur transcendantale positive pour l’action humaine.
Or, est-il encore possible d’avoir foi en des fins transcendant les intérêts immédiats de l’action autrement que dans la foi religieuse ?
Sommes-nous encore capables d’un agir commun qui a pour fin la société ?
Pouvons-nous agir de telle sorte que nous soyons liés normativement, expressivement, transcendantalement et non pas seulement empiriquement (comme dans la technique et l’économie) ?
L’éducation a ici un rôle capital à jouer mais, pour qu’elle en soit capable, il faut la dégagée de l’emprise d’une vision instrumentale des choses. 

mardi 26 mai 2015

Limite de la psychologie

La psychologie oublie trop facilement que l'individu est un être social et que le social n'est pas un simple arrière fond devant lequel l'individu s'agite. Le social est ce qui constitue l'individu.

lundi 25 mai 2015

vendredi 22 mai 2015

Quelques essais

Il y a la littérature, il y a les recherches scientifiques et...il y a les essais.

J'apprécie énormément le genre. 

Les essais sont pour moi des aides à penser, de petites lumières qui éclairent les ténèbres.

En voici quelques-uns, lus au fil des ans :

Anders, G. (2010). Et si je suis désespéré, que voulez-vous que j’y fasse ? Entretien réalisé en 1977 avec Mathias Greffrath. Paris : Éditions Allia.
Anders, G. (2009). La Haine. Rédigé en 1985. Traduit de l’allemand et préfacé par Philippe Ivernel. Paris : Rivages poche / Petite bibliothèque.
Bélanger, M. (2002). Le flou dans la bergerie. Essai sur la lucidité et l’incertitude. Montréal : Liber.
Bollon, P. (2002). Esprit d’époque. Essai sur l’âme contemporaine et le conformisme naturel de nos sociétés. Paris : Seuil.
Cantin, S. (2003). Nous voilà rendus au sol. Essais sur le désenchantement du monde. Québec : Bellarmin.
Chevrier, M. (2005). Le temps de l’Homme fini. Montréal : Boréal.
Dadoun, R. (1993). La violence. Essai sur l’«homo violens». Paris : Hatier. Collection Optiques philosophiques.
Dantzig, C. (2013). À propos des chefs-d’œuvre. Paris : Grasset.
Dantzig, C. (2010). Pourquoi lire ? Paris : Grasset.
Deneault, A. (2013). Gouvernance. Le management totalitaire. Montréal : Lux. Collection Lettres libres.
Deneault, A. (2010). Offshore. Paradis fiscaux et souveraineté criminelle. Montréal : Écosociété.
Devoldere, L. (2013). En attendant les barbares. Essais traduits du néerlandais par Monique Nagielkopf. Montréal : Les éditions de L’instant même. 
Durand, G. (2104). Brouillon de culture québécoise. Pour une démocratie authentique. Montréal : Fides.
Émond, B. (2011). Il y a trop d’images. Textes épars 1993-2010. Montréal : Lux.
Fleury, C. (2010). La fin du courage. Paris : Fayard.
Fleury, C. (2005). Les pathologies de la démocratie. Paris : Fayard.
Frankfurt, H.G. (2008). De la vérité. Paris : 10 / 18.
Gambra, R. (2012). Le silence de Dieu. Perpignan : Artège. Paru pour la 1ere fois en espagnol en 1968.
Graeber, D. (2014). Comme si nous étions déjà libres. Montréal : LUX. Collection «instinct de liberté». Paru originellement en anglais en 2013.
Grand'Maison, J. (2007). Pour un nouvel humanisme. Montréal : Fides.
Grand'Maison, J. (2003). Questions interdites sur le Québec contemporain. Montréal : Fides.
Grand'Maison, J. (1999). Quand le jugement fout le camp. Essai sur la déculturation. Montréal : Fides.
Hedges, C. (2012). La mort de l’élite progressiste. Montréal : Lux. . Paru originellement en anglais en 2010.
Hedges, C. (2012). L’Empire de l’illusion. La mort de la culture et le triomphe du spectacle. Montréal : Lux. Paru originellement en anglais en 2009.
Kattan, N. (2008). Écrire le réel. Montréal : Hurtubise HMH.
Kattan, N. (2001). L’écrivain migrant. Essais sur des cités et des hommes. Montréal : Hurtubise HMH.
Lagandré, C. (2009). L’actualité pure. Essai sur le temps paralysé. Paris : PUF.
Laplante, L. (2003). Les enfants de Winston. Essai sur le jovialisme. Québec : Anne Sigier.
Laplante, L. (2002). Les libertés de la liberté. Québec : Anne Sigier.
La Rue, M. (2007). De fil en aiguille. Essais. Montréal : Boréal. Collection Papiers collés.
Maalouf, A. (2009). Le dérèglement du monde. Paris : Grasset.
Maalouf, A. (1998). Les Identités meurtrières. Paris : Grasset.
Misrahi, R. (1994). Le bonheur. Essai sur la joie. Paris : Hatier. Collection Optiques philosophiques.
Noël, L. (1989). L'intolérance. Une problématique générale. Montréal : Boréal.
Paris, V. (2013). Zombies. Sociologie des morts-vivants. Montréal : XYZ.
Pelletier, J.-J. (2013). La prison de l’urgence. Précédé de «Les émois de Néo-Narcisse». Autobiographie collective. Montréal : Hurtubise.
Pelletier, J.-J. (2012). La fabrique de l’extrême. Les pratiques ordinaires de l’excès. Essai panoramique. Montréal : Hurtubise.
Pelletier, J.-J. (2012). Les taupes frénétiques. La montée aux extrêmes. Essai panoramique. Montréal : Hurtubise.
Pépin, C. (2013). Quand la Beauté nous sauve. Paris : Robert Laffont. 
Ricard, F. (2014). Mœurs de province. Essais et divagations. Montréal : Boréal. Collection Papiers collés.
Ricard, F. (1994). La génération lyrique. Essai sur la vie et l'oeuvre des premiers-nés du baby-boom. Montréal : Boréal.
Riemen, R. (2011). L’éternel retour du fascisme. Paris : Nil éditions.
Riemen, R. (2009). La noblesse de l’esprit. Un idéal oublié. Paris : Nil éditions.
Seymour, M. (2013). Une idée de l’université. Propositions d’un professeur militant. Montréal : Boréal.
Stengers, I. (2013). Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient. Paris : La Découverte. Premières parution en 2009.
Süskind, P. (2006). Sur l’amour et la mort. Paris : Fayard.
Teixeira, V. (2014). Shakespeare et les boys band. Culture jetable et marchandisation hédoniste. Paris: Kimé.
Todorov, T. (2009). La signature humaine. Essais 1983-2008. Paris : Seuil.
Todorov, T. (2006). L’Esprit des Lumières. Paris : Le Livre de Poche.
Ziegler, J. (2011). Destruction massive. Géopolitique de la faim. Paris : Seuil.
Ziegler, J. (2008). La haine de l’Occident. Paris : Albin Michel.
Zinn, H. (2011). La bombe. De l’inutilité des bombardements aériens. Traduit de l’anglais par Nicolas Calvé. Montréal : LUX.

Autre

On aura beau dire, l'autre demeure toujours un mystère.

jeudi 21 mai 2015

En suivant les pas d'un sociologue

Pour réfléchir à notre monde avec le célèbre sociologue français Alain Touraine:

Touraine, A. (2007). Penser autrement. Paris : Fayard.

Touraine, A. (2005). Un nouveau paradigme. Pour comprendre le monde aujourd’hui. Paris : Fayard.

Idéal

Un idéal doit toujours demeurer un horizon à défaut de quoi il devient un cauchemar.

Un art perdu

Nous ne savons plus flâner, pressés que nous sommes par l'impératif d'efficacité.

Danse macabre

Nous dansons sur les cadavres du passé, heureux d'être amnésiques.

La lecture et le temps

Tant à lire et si peu de temps. Frustrations ! Sentiment oppressant que le temps presse et qu'il reste toujours autant de découvertes à faire, d'auteurs à fréquenter. Course folle !

Agitations

Nous nous agitons en tous sens sans jamais nous arrêter et méditer longuement. Nous sommes étourdis par la vitesse du monde, pris dans un tourbillon infernal où la pensée ne peut se frayer un chemin.

Réflexions d'un homme ordinaire

L'écrivain québécois André Major partage ses réflexions sur le quotidien, sur la société et, bien entendu, sur les livres qu'il a lus et les écrivains qu'il apprécie.

Major, A. (2011). Prendre le large. Carnets 1995-2000. Montréal : Boréal. Collection papiers collés.

mercredi 20 mai 2015

Hybris

Notre époque a sombré dans ce que les Grecs anciens nommaient l'hybris (démesure). Or, de la démesure, rien de bon ne peut sortir, elle ne génère que déconvenues et malheurs. 

Interrogation

Comment peut-on ne pas lire ?

Nos manques

Nous applaudissons à chaque changement technologique, nous chantons des louanges à la gloire du PIB, nous ne rêvons que de divertissements. Tout cela pour oublier que nous manquons cruellement d'enracinement, de continuité et donc de mémoire.

Honte aux politiciens malhonnêtes

«Trafiquer de la république qu'on administre, ce n'est pas seulement honteux, mais infâme et sacrilège»

Cicéron
Traité des devoirs (DE OFFICIIS, 44 avant notre ère)

mardi 19 mai 2015

Droit et égalité

«On cherchera toujours un droit égal pour tous : car sans égalité le droit n'existe pas»

Cicéron
Traité des devoirs (DE OFFICIIS, 44 avant notre ère)

lundi 18 mai 2015

Triste ambition

«L'acharnement avec lequel les ambitieux se disputent les honneurs est une bien misérable chose»

Cicéron
Traité des devoirs (DE OFFICIIS, 44 avant notre ère)

dimanche 17 mai 2015

Injustice

«De toutes les injustices, la plus abominable est celle qui cherche à cacher sa perfidie sous les dehors de l'honnêteté»

Cicéron
Traité des devoirs (DE OFFICIIS, 44 avant notre ère)

L'amour de l'argent

«Rien n'accuse une âme étroite et petite comme d'aimer l'argent»

Cicéron
Traité des devoirs (DE OFFICIIS, 44 avant notre ère)

samedi 16 mai 2015

Source de l'injustice

«La principale source de l'injustice est donc la cupidité»

Cicéron
Traité des devoirs (DE OFFICIIS, 44 avant notre ère)

vendredi 15 mai 2015

Posséder ou habiter le monde

On ne peut posséder le monde. On ne peut que l'habiter. Nous avons oublié cette évidence et cela nous conduit au bord de la catastrophe. Saurons-nous réagir adéquatement et à temps ?

jeudi 14 mai 2015

Il sera trop tard

Quand les abrutis qui, en masse, appuient les puissants auront compris que le monde que ces derniers construisent n'est pas pour eux, quand ils verront la brutalité et l'horreur se refermer sur eux, ils comprendront peut-être mais il ne restera rien de beau à sauver, il sera trop tard.

Tristesse

Les bandits sont au pouvoir, partout, les crétins ont le vent dans les voiles et s'expriment dans tous les médias en imposant leur haine et leur ignorance....et ce qui reste de culture et de valeurs humaines meurt sous yeux.

Changement de priorité

Un professeur d'université c'est quelqu'un qui court après le financement et, quand il a un peu de temps, réfléchit.

Calmes

Nos droits diminuent, nos démocraties disparaissent...et nous restons calmes, si calmes.

mercredi 13 mai 2015

Un nouveau monde en construction

Nos dirigeants économiques et politiques nous concoctent un nouveau monde. Ils hésitent encore entre deux modèles : une société du genre de «1984» de Orwell ou encore, une société du genre du «meilleur des mondes» de Huxley. Une chose est certaine, dans ce monde qu'ils nous construisent jour après jour, la liberté n'est pas au rendez-vous.

Brutalité du monde

Il y a la brutalité du monde et il y a la musique qui tente de nous la rendre supportable.

Alfred Schütz (1899-1959)

Sociologue d’origine autrichienne inspiré de Husserl et de Weber.
Fondateur de la sociologie phénoménologique.
De 1952 à sa mort il est professeur à la New York School for Social Research.
Opposé au béhaviorisme, il soutient que les méthodes des sciences de la nature sont inadéquates pour étudier le social et le culturel.
Entre l’objectivisme et le subjectivisme, il propose une 3e voie.
Considérer le monde social comme un univers signifiant pour l’observateur.
Le langage joue ici un rôle majeur car il met en forme le monde social au travers des «typifications» (constructions de schèmes interprétatifs).
Champ d’étude de la sociologie : Les schèmes d’interprétation mis en œuvre par les individus dans la vie de tous les jours afin de donner sens à leurs actions et pour comprendre le sens des actions d’autrui.
Pour comprendre les actes des autres, je dois connaître leurs motifs qui sont de deux types : 1- Les motifs en vue de (les fins); 2- Les motifs parce que (les causes).
Cette connaissance des motifs d’autrui est rendue possible par le fait que je partage une «raison conviviale», une «raison sensible» avec lui.
Concept important chez cet auteur : Stock de connaissances...
L’individu trouve dans la vie de tous les jours un stock de connaissances disponibles qui lui sert de schème d’interprétation de ses diverses expériences passées ou présentes. Le stock de connaissances disponibles détermine également les anticipations de l’individu sur les événements à venir.
Sa théorie s’organise aussi autour de deux grands concepts: 1- L’intersubjectivité; 2- La typicalité...
INTERSUBJECTIVITÉEn tant que sociologue – et non pas philosophe comme Husserl – il ne fonde pas l’intersubjectivité dans un ego transcendantal (sujet indépendant de toute référence empirique) mais il la pense comme un fait social, constitutif de l’expérience du monde social. La vie quotidienne dans laquelle nous évoluons est faite d’habitudes et nous agissons très souvent machinalement. Dans ce contexte, la réalité apparaît «naturelle» et relativement non problématique. Si, dans l’absolu, nous n’avons pas directement accès à l’expérience subjective d’autrui, dans les faits, nous pouvons partager avec lui par le biais de deux formes «d’idéalisations».
Interchangeabilité des points de vue
On peut échanger notre place avec autrui et avoir ainsi le même angle de vue que lui (approximativement à tout le moins).
Conformité du système de pertinence
Devant une même scène, chacun suppose que les autres pensent comme lui : ont le même intérêt, sont là pour les mêmes raisons, ressentent les mêmes sentiments, etc. 
TYPICALITÉInspiré de l’idéal type wébérien, Schütz développe une théorie de la typicalité (qui est en fait une théorie de l’action) :
Même si on ne peut connaître l’acteur intimement, nous sommes en mesure de le comprendre.
Pour ce faire, je dois trouver des motifs typiques d’acteurs typiques qui expliquent des actes comme étant typiques, actes réalisés dans un contexte typique.
Le concept de typicalité signifie qu’un individu construit des catégories générales, des types d’expériences, de situations ou de comportements qui constituent des schèmes de référence (des typifications, sortes d’idéaux types) et qui lui permettent d’interpréter le social et le culturel.
Le monde extérieur n’est pas vécu comme un amalgame 
d’objets séparés,sans lien dans le temps ou l’espace mais 
comme un montage, une organisation plus ou moins cohérente, 
voire même une sorte de système.
Ainsi, la sociologie se pose comme problèmeComprendre le cadre herméneutique dans lequel les individus évoluent.
Et pose les questions :
Que savent-ils des situations dans lesquelles ils agissent
Quels savoirs communs mettent-ils en œuvre ?
En quoi ces savoirs communs sont-ils assimilables ou non au sens commun ?
Que savent-ils de manière discursive ?
Que savent-ils de manière pratique ?
Quelles sont leurs limites d’action dans les cadres institutionnels  où ils évoluent ?

mardi 12 mai 2015

Le temps de réfléchir

Notre époque veut un professeur d'université afféré, courant après les nouveaux projets, éparpillé entre mille engagements différents. À croire qu'on a peur qu'il prenne le temps de réfléchir.

Utile et nécessaire

En éducation, à force d'insister sur ce qui peut être utile, on en oublie ce qui est nécessaire.

Sentiment devant les savoirs accumulés

Je ne comprendrai jamais ceux qui ne se sentent pas humbles et petits devant l'immensité des savoirs accumulés par la succession des âges.

Prix de la liberté

La liberté a toujours un prix élevé. Bien peu sont prêts à le payer.

Faux éloge

Combien de gens ne font l'éloge de la connaissance que pour voir leurs opinions triompher. Autrement, ils préfèrent leur ignorance.

lundi 11 mai 2015

Pour mieux comprendre le capitalisme

Piketty, Thomas (2013). Le capital au XXIe siècle. Paris : Seuil.

Pour une description du contenu de l'ouvrage :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Capital_au_XXIe_si%C3%A8cle

Un essai de Gilles McMillan

À travers différents textes, en trame de fond, l'auteur pose la question de l'héritage dans un monde où il y a tant de sans futur et de sans voix.

McMillan, G. (2014). La contamination des mots. Montréal : Lux. Collection Lettres libres.

La vie de Gaston Miron (1928-1996)

Pour une plongée en profondeur dans la vie et l'oeuvre d'un grand québécois, homme fait de contrastes et de contradictions mais aussi de passions et de fidélités :

Nepveu, Pierre (2011). Gaston Miron. La vie d’un homme. Montréal : Boréal.

L'oubli de la mort

Toujours trompés par nous-mêmes, nous vivons de l'oubli de la mort.

L'éternité

L'éternité c'est une fugue de J.S. Bach un soir où nous sommes dignes de l'entendre.

Soi...

On confond souvent la vertu du «croire en soi» avec l'absurdité de ne croire qu'en soi.

Limite à l'esprit scientifique

Chez les chercheurs, l'esprit scientifique s'arrête là où commence le désir de reconnaissance.

Ersazt

La culture - ce lieu de l'homme comme disait Fernand Dumont -  ne saurait être un produit usiné. Celui-ci n'est qu'un ersatz de culture.

Un horizon sans fin

Je contemple l'horizon de la sagesse, un éternel horizon.

J'ai le goût de dire...

Très souvent, j'ai le goût de dire à mes interlocuteurs  «Doutez plus, affirmez moins....écoutez plus, parlez moins».

Lire et méditer

On ne lit jamais assez. On ne médite jamais trop.

Rater quelque chose ...

Se croire plus important que tous, se penser irremplaçable, c'est rater la sagesse.

Devenir meilleur

On ne peut devenir meilleur en ne faisant que s'écouter.

L'amour

L'amour est une fulgurance et, dans le long terme, un projet à toujours renouveler.

Abrutissement

Le dépérissement de la culture n'est peut-être qu'une illusion mais l'abrutissement culturel lui est bien réel.

Erreur sur la morale

Pour trop de gens la morale se conjugue avec leurs intérêts personnels.

Vraie démocratie

Dans l'état où sont nos sociétés, la vraie démocratie c'est devenue celle de la rue, pas celle des urnes.La première fait entendre la voix du peuple, la seconde est un simple jeu que l'on gagne grâce à l'argent, aux mensonges et aux faiseurs d'images.

dimanche 10 mai 2015

Mensonge

Un mensonge est plus facile à croire qu'une vérité car, pour ce faire, il demande moins d'intelligence.

vendredi 8 mai 2015

Beauté

La beauté me fait simultanément sortir de moi et entrer en moi-même.

«Ma sociologie»

•Sociologie = la science des faits de significations.

•Faits de significations ? Ce sont des faits cognitifs et réflexifs !

•Les faits sociaux qu'étudie la sociologie sont des faits de significations dans la mesure où ils intègrent  la connaissance réflexive qu’ont les acteurs de leur contexte et de leurs effets possibles.
•En fait, la sociologie à laquelle je réfère soutient :
•Que nos concepts ne sont pas entièrement révisables par l’expérience car la pensée n’est pas une simple fonction empirique du monde.
•Et, que le contenu de la pensée est en partie conceptuel (il n'est donc pas seulement empirique) et a priori.
•Il existe quelque chose que l’on peut nommer «mémoire non biologique de l’être humain».

•Cette mémoire est déposée dans les structures logiques et linguistiques, des institutions symboliques ainsi que dans les relations réflexives des sujets à leur environnement.

jeudi 7 mai 2015

Les rôles du chercheur dans l'observation en situation

Faire de l’observation directe c’est nécessaire se placer devant l’obligation de choisir le rôle de que l’on jouera dans la communauté observé. À ce propos, en 1958, Gold a établi une typologie qui, au fil du temps, est devenue classique. Sa classification repose sur le critère de l’engagement dans l’action du chercheur avec les sujets observés. Il a ainsi identifié quatre rôles du chercheur dans l’observation en situation :
-    Le participant complet : ici le chercheur observe dans la clandestinité, il se doit donc de participer aux actions du groupe afin de ne pas être repérer.
-      Le participant observateur : dans ce cas le chercheur peut être un pair (par exemple, observer le travail dans une cuisine de restaurant en y faisant la plonge) mais son statut d’observateur est connu des autres.
-      L’observateur participant : le chercheur est intégré au groupe mais cette intégration est tout de même limitée; il pourra à l’occasion remplir certaines tâches au sein de la communauté observée mais il n’est pas un collègue ou un membre à part entière du groupe.
-      L’observateur complet : dans ce dernier rôle, le chercheur ne fait qu’observer et ne prend aucunement part à l’action; bien que reconnu comme observateur, il réalise une intégration en retrait; c’est le cas par exemple d’un chercheur qui assiste aux réunions du conseil d’administration d’une entreprise.

L’adoption d’une posture ou d’une autre se fera entre autres en fonction des caractéristiques personnelles du chercheur, de ses préférences, des objectifs de recherche poursuivis et de la nature du groupe observé. Il faut aussi savoir qu’en cours de route, selon les impératifs du terrain et les événements inattendus qui très souvent se produisent, le chercheur peut être appelé à changer de rôle.

RÉFÉRENCE : GOLD, R. (1958). Roles in Sociological Field Observation. Social Forces, 36, 217-223.

Poser la question c'est y répondre...

Petit livre bien intéressant du grand sociologue Zygmunt Bauman, un autre Cassandre que nous ne saurons pas écouter...

Bauman, Z. (2014). Les riches font-ils le bonheur de tous ? Paris : Armand Colin. Publié originellement en anglais en 2013.

mercredi 6 mai 2015

Petit historique de l'observation comme outil de recherche



L’observation en tant qu’outil de connaissance n’a pas débuté avec l’émergence des sciences humaines et sociales. En fait, de tout temps l’être humain a observé non seulement la nature mais aussi ses semblables. Ainsi, par exemple, les écrits des premiers philosophes en Grèce (les sophistes, Socrate, Platon, Aristote), s’ils dénotent une capacité extraordinaire à réfléchir, à argumenter et à raisonner, montrent aussi une réelle compétence à observer les us et coutumes de leurs concitoyens. Les écrits de Thucydide et d’Hérodote sont à cet égard exemplaires. Leurs travaux sont à la fois historiques et anthropologiques.
Plus près de nous, les récits de voyages (de Marco Polo aux administrateurs coloniaux en passant par les jésuites) ont vraisemblablement été les premiers écrits basés explicitement sur des observations directes. Cette pratique, qui s’est intensifiée au fur et à mesure que se développaient les grandes entreprises de «découvertes» (du «Nouveau monde» notamment), a donné lieu durant la période coloniale (du 19e à la moitié du 20e siècle) à une production abondante de récits de voyages et de séjours. C’est d’ailleurs ces récits de missionnaires, d’administrateurs coloniaux et d’aventuriers que les premiers anthropologues ont utilisé comme «données de terrain». En effet, l’anthropologue fut d’abord un chercheur en cabinet et ce n’est qu’avec l’exemple de Malinowski que la pratique de l’ethnographie telle qu’on la connaît (séjour prolongé du chercheur dans le groupe étudié) s’est généralisée pour devenir l’approche classique en anthropologie. Plus près de nous encore, dans les années vingt et trente, la célèbre école de Chicago (entre autres autour de chercheurs tels R. Park, E.C. Hugues, W.F. Whyte) fera connaître et systématisera d’avantage l’observation directe non seulement comme outil de cueillette de données mais surtout comme approche globale du social et du culturel. En tant qu'approche du réel, l'observation directe se présentait alors comme un mariage entre l’analyse objective - celle des structures et de la dynamique des situations sociales étudiées - et l’appréhension intersubjective des acteurs impliqués. Pendant plusieurs mois (voire des années), les chercheurs partageaient le quotidien de communautés diverses. Ces séjours prolongés leurs permettaient d’analyser de manière approfondie la vie sociale des acteurs impliqués.
Cette période foisonnante fut suivie d’un intervalle où, positivisme et quantitativisme obligent, l’observation directe fut reléguée au simple rang d’auxiliaire aux recherches quantitatives. Elle se contentait alors de fournir des descriptions de composantes objectives d’une situation sociale : événements survenus, groupes impliqués, lieux, structures, etc.). Le mot d’ordre était alors : atteindre le plus haut niveau d’objectivité en adoptant un rapport distancié à l’objet étudié. La science exige cette distance pensaient les tenants de cette vision empirico-naturaliste de la recherche sociale.
À partir des années 1950 la sociologie américaine reprit peu à peu goût aux approches qualitatives axées sur une appréhension en profondeur des «objets» étudiés. Il apparut alors que l’observation directe permettait d’aller au-delà des analyses trop souvent décontextualisées auxquelles donnaient lieu les approches quantitatives. Des chercheurs, acquis aux atouts des méthodologies qualitatives, se firent donc les promoteurs de la prise en compte de l’intersubjectivité dans la compréhension des phénomènes sociaux. Pour eux, une analyse fine et pertinente du «social» ne pouvait se contenter de simples descriptions «objectives» des groupes étudiés. Il fallait impérativement analyser de quelle manière les acteurs construisent «leur monde». Pour ce faire, il apparaissait nécessaire de dépasser les descriptions objectives des groupes et recueillir non seulement leurs discours mais aussi observer leurs interactions. Parmi ce courant, les sociologues H.S. Becker, A.V. Cicourel, B.G. Glaser et A.L. Strauss ou encore E. Goffman sont des figures marquantes[1]. Le mot d’ordre fut alors de comprendre le sens que les acteurs accordent aux situations qu’ils vivent et aux structurent dans lesquelles ils évoluent.
Cette «renaissance» de l’observation directe s’accompagna d’une réflexion épistémologique soutenue qui se traduisit par un changement majeur dans la posture adoptée face à l’objet observé. De nombreux chercheurs réfléchirent en effet sur le statut et la portée des données d’observation. C’est ainsi que, délaissant les questions liées à la qualité de l’objet observé, le regard se porta de plus en plus sur celles concernant l’attitude du chercheur et sur l’interaction entre celui-ci et les acteurs observés (Jaccoud et Mayer, 1997). Prenant acte du fait que la totale neutralité du chercheur est une illusion, il apparut évident que la distanciation par apport à l’objet était ici plus une nuisance qu’une aide. En effet, afin de comprendre son objet, le chercheur gagnait à tenir compte de l’intentionnalité des acteurs et, pour ce faire, une implication dans l’action devenait un atout. Le mot d’ordre devint alors : participation.


[1]       H.S. Becker, Outsiders, New York, The Free Press, 1963, traduit en français sous le titre de Outsiders. Études de sociologie de la déviance, Paris, Métailié, 1985. A.V. Cicourel, The Social Organization of Juvenile Justice, New York, Wiley, 1968. B.G. Glaser et A.L. Strauss, The Discovery of Grounded Theory, Chicago, Aldine, 1967, qui contextualise bien la place de l’observation dans l’ensemble d’une recherche qualitative. E. Goffman, Interaction Ritual, New York, Doubleday, 1967, traduit sous le titre de Les rites d’interaction de la vie quotidienne.

Aimer se raconter des histoires...

Il faut bien se l'avouer, il n'y a pas de limite aux mensonges que l'être humain se raconte à lui-même, individuellement et collectivement.

lundi 4 mai 2015

Idéologie du plus fort

Le néolibéralisme ne se réclame de l'égalité des personnes que pour donner l'avantage aux plus forts.

dimanche 3 mai 2015

Petite erreur de perception

Plus souvent qu'autrement, nous nous pensons plus indispensables que nous ne le sommes réellement.

samedi 2 mai 2015

Vieillir et faire erreur

En vieillissant trop de gens cessent de s'indigner et prennent leur conformisme pour de la sagesse.

Omniscience

Trop de «savants» démontrent une forte propension à croire que leur diplôme dans une science donnée leur assure la capacité à parler de tout avec autorité.

Double ignorance

Je suis toujours étonné de constater à quel point, nous les êtres humains, nous possédons une capacité supérieure à nous complaire dans la double ignorance.

Paternalisme

Il semble bien difficile pour un aîné de ne pas sombrer dans le paternalisme.

Les bien-pensants

Je suis sidéré par l'abyssale bêtise et l'incommensurable lâcheté des bien-pensants.

Déception

Dans les congrès scientifiques on rencontre malheureusement plus de pédants imbus de leur personne que de réels chercheurs de vérités.

Prétention

La prétention des petits bourgeois est sans borne.

Abdication

Il est triste le spectacle de ces intellectuels qui ne sont pas capables de critiquer le monde autrement qu'à la manière des ingénieurs.

Les zombies

Se divertir à en mourir. Oublier la vacuité de sa vie. Voilà le lot des zombies. Pas étonnant qu'ils ne comprennent pas les indignés!

Suffisance et statu quo

Je croise chaque jour de bons bourgeois pleins de suffisance qui ne souhaitent qu'une chose....que le monde reste comme il est car celui-ci est fait pour eux.

Défendre le pouvoir

Ceux qui actuellement au Québec défendent le gouvernement autoritaire tiennent les mêmes propos et avancent les mêmes arguments que ceux qui appuyaient le régime nazi, les gouvernements fascistes de Mussolini et de Franco, la dictature sanglante au Chili : il faut respecter le pouvoir quoi qu'il fasse, il faut que l'Etat mette de l'ordre dans la population, l'opposition au pouvoir gouvernemental est illégitime, etc. Ces tenants de la loi et de l'ordre défendent leur tranquillité, de manière égoïste. Et, de manière plus perverse, certains assouvissent leurs bas instincts en regardant le triste spectacle de la répression. Ils se font une bonne conscience en se faisant croire qu'ils sont du côté de la raison.