Bienvenue

Mes autres sites :

EDUPHILOSOCIO
https://sites.google.com/site/eduphilosocio/
DÉBUTS EN ENSEIGNEMENT
https://sites.google.com/site/debutsenenseignement/

Pour me rejoindre : Stemar63@gmail.com

mardi 26 décembre 2017

Combats perdus

Les combats perdus sont les plus beaux. Il ne faut donc pas cesser de combattre la folie qui nous habite.

Espoir

Et, pourtant, l'être humain continue d'espérer !

Question

À quoi ressemblerait notre histoire si l'être humain avait un peu de bon sens ?

Quand la bonté ne fait pas le poids

Une once de bonté pour des tonnes de méchancetés, voilà à quoi ressemble l'histoire humaine.

Petite bouée

Chez l'être humain, la joie est une petite bouée qui flotte sur une mer de larmes.

Horreur

Si la nature a horreur du vide, l'être humain, lui, a horreur du non-sens.

Une chose difficile

Rien de plus difficile que d'être sage en tout temps.

Chose éphémère

Le bonheur, le vrai, est une chose éphémère.

vendredi 22 décembre 2017

Endormir le peuple

Nos gouvernements travaillent d'abord pour les puissances économiques en distribuant de temps en temps quelques bonbons au peuple pour l'endormir. Et ça marche !

Ne rien attendre

Il ne faut rien attendre d'éthique de la part de gens dont la réussite repose sur l'immoralité.

Notre bien

Qui est assez naïf pour croire que les puissants veulent notre bien ?

mercredi 20 décembre 2017

Triomphe et stupidité

Une science triomphante devient toujours stupide ... et l'économie est actuellement une science triomphante !

Des forces nuisibles

Les forces économiques et politiques travaillent actuellement contre la démocratie et le bien commun. 

Un poison

Une société où tout est pensé en terme de marché est une société dont la vie démocratique est empoisonnée.

Barbarie

La pensée économique néolibérale est une forme de barbarie.

Y mettre le prix

Quand tout a un prix, plus rien n'a de valeur.

vendredi 15 décembre 2017

Comprendre selon Gadamer (philosophe allemand, 1900-2002)

Toute compréhension repose sur une pré-compréhension, une structure d'anticipation qui renvoie à la tradition dans laquelle vit l'interprète et qui modèle ses préjugés (conçus ici non pas négativement mais comme dimensions inévitables de notre processus de compréhension du monde). Cette compréhension préalable peut à son tour se déployer pour elle-même, se comprendre d'une manière explicite. L’explicitation d'une compréhension préalable est nécessaire au processus d’interprétation d’un phénomène. La compréhension du phénomène reposer donc sur une compréhension préalable explicitée et mise en rapport avec une compréhension subséquente.
La tradition n'est pas une chose que nous pouvons mettre de côté. Nous appartenons d'abord à une tradition historique et c'est à partir de celle-ci que nous abordons les choses. Par conséquent, nos interprétations ne sont jamais neutres mais toujours « conditionnées » par la tradition dans laquelle nous vivons et qui forme la substance de nos préjugés. La tradition est à la fois ce qui limite notre compréhension et ce qui la rend possible, à la fois ce qui la contraint et ce qui l'ouvre.
Si la compréhension est conditionnée par une tradition historique, celle-ci vient à nous à travers le langage. Le langage n'est donc pas un outil neutre, extérieur à l'interprète, mais le véhicule même des traditions interprétatives. Nous appartenons au langage comme nous appartenons à l'histoire. En ce sens, le « travail de l'histoire » à travers le langage n'est pas entièrement transparent; il dépasse notre subjectivité, la limite et la rend possible. Si l'interprétation est le ressort constitutif de toute activité cognitive et pratique, le langage est le mode d'être privilégié de cette activité interprétante.
La compréhension comporte aussi une dimension productive qui se situe entre la création ex nihilo et la pure et simple reproduction. Si la compréhension s'enracine d'abord dans une tradition interprétative qui la limite et la rend possible, elle n'est toutefois une reprise de la tradition. La compréhension s'enracine en fait dans le présent, dans les intérêts, les questions et les préoccupations de l'interprète. En ce sens, la compréhension ne peut reproduire exactement la tradition. Il y a toujours, ne serait-ce que minimalement, variation de la pensée. Par ailleurs, la compréhension ne loge ni du côté du sujet, ni du côté de l'objet ou de la tradition, mais dans cet entre-deux où le dialogue se noue. Toute compréhension comporte donc une production, à la fois une transformation de soi et de la tradition.
Si la compréhension s'enracine aussi dans le présent, dans les questions, les intérêts, les préoccupations et les attentes de sens de l'interprète, en d'autres termes si l'interprète est constitutif de la vérité herméneutique c'est que la compréhension comporte un aspect d'application à soi, une compréhension de soi. Comprendre c'est traduire dans ses propres termes, en fonction de sa situation. Cette application relève d'une recherche de sens.

Nous ne disposons jamais d’une compréhension achevée du monde. C’est qui que notre compréhension est toujours provisoire, sujette à révision. Comprendre est un projet sans fin. Cette ouverture de la compréhension possède la structure logique de la question. Par le questionnement, on s’ouvre à de nouveaux sens. La compréhension obéit à la dialectique de la question et de la réponse. 

Des lectures pour 2018

Pêle-mêle...

Paul Émile Roy : Le christianisme à un tournant.
Jules Tessier : Sur la Terre comme au ciel.
Annie Lebrun : Si rien avait une forme, ce serait cela.
Michel Fabre : Qu’est-ce que problématiser ?
Véronique Koehler : Voyage dans l’ancienne Russie.
Claude-Gilbert Dubois : Mythologies de l’Occident.
Olivier Rey : Une folle solitude. Le fantasme de l’homme auto-construit.
Julia Kristeva : Cet incroyable besoin de croire.
Philippe Haeck : Pourquoi lis-tu au milieu de la nuit ?
Andrew Potter : Je suis vrai. Tomber dans le piège de l’authenticité.
Ruwen Ogien : La panique morale.
Ruwen Ogien : Mon dîner chez les cannibales.
Ruwen Ogien : Mes mille et une nuits : la maladie comme drame et comédie.
Jean-Marc Narbonne : Antiquité critique et modernité. Essai sur le rôle de la pensée critique.
Didier Eribon : Principes d’une pensée critique.
Gérald Bronner : La pensée extrême. Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques.
Gérald Bronner : La planète des hommes : réenchanter le risque.
Carole Widmaïer : Fin de la philosophie politique ? Hannah Arendt contre Léo Strauss.
Nicolas Grimaldi : Préjugés et paradoxes.
Nicolas Grimaldi : Le livre de Judas.
Jean-François Mattéi : Platon et le miroir du mythe.
Raymond Aron : Leçons sur l’histoire.
Krzysztof Pomian : Sur l’histoire.
Krzysztof Pomian : L’ordre du temps.
Alain Boyer : L’explication en histoire.
Jean Brun : Philosophie de l’histoire. Les promesses du temps.
François Dosse : L’histoire.

Ce qui ne change pas

Si les temps changent à vitesse Grand V, une chose ne change pas, l'être humain exploite toujours autant son prochain.

lundi 11 décembre 2017

Suffisance

Nous avons tous nos travers, nous pouvons tous déplaire à certaines personnes, mais, y a-t-il quelque chose de plus insupportable qu'un individu suffisant ?

Vérité et mensonge

Si l'être humain recherche viscéralement la vérité, il produit aussi viscéralement du mensonge.

Grand privilégié

À quoi reconnaît-on un grand privilégié ? À sa fortune, certes mais aussi à sa propension à se croire intellectuellement et moralement meilleur que les autres.

Résister au changement

Plus nous avons à perdre, plus nous argumentons pour le statu quo.

vendredi 8 décembre 2017

Deux formes d'exploitation

Le capitalisme repose sur deux formes d'exploitation: celle des salariés et celle de la nature.

Dépossession

C'est en dépossédant les autres que l'élite économique acquiert son pouvoir.

lundi 4 décembre 2017

L'agnostisme

L'agnostisme est une posture à la fois d'ouverture au monde et d'humilité en tant qu'êtres pensants car il se fonde en quelque sorte sur un doute, celui envers notre capacité à dévoiler tous les mystères de l'univers.

dimanche 3 décembre 2017

Un plan parfait

Rendons l'État inefficace et permettons à de riches mécènes de se faire du capital social en palliant, dans certains domaines, aux insuffisances du financement étatique. Ils pourront déduire cette aide de leurs impôts tout en passant pour des gens généreux.

Vertu et mépris

Quand un groupe se croit plus vertueux que les autres, il se croit alors permis de les mépriser. C'est exactement ce que fait le Canada à l'égard du Québec.

Bêtise

Il s'en trouvera toujours pour faire passer leur justification du statu quo pour un raisonnement pertinent et profond.

Corruption

Tous les politiciens ne sont pas corrompus, c'est évident, mais le système, lui, l'est... et cela aussi c'est évident.

Raison mal utiliée

Nous utilisons plus souvent notre raison pour justifier nos privilèges que pour les faire tomber.

Renoncement

Quand la charité remplace les mesures sociales, c'est qu'on a renoncé à la justice sociale.